Les travaux de la 28e Réunion ministérielle du Forum des pays exportateurs de gaz (GECF) ont débuté, hier, dans la capitale russe, Moscou, avec la participation des membres du conseil ministériel du forum.
Les membres du forum ont abordé la nécessité de coopérer dans le développement du marché du gaz naturel, l’examen des tendances de l’industrie du gaz naturel liquéfié (GNL) et l’évaluation des besoins d’investissement pour répondre à la demande future, notamment face à la pression croissante sur les prix du gaz et à leur volatilité à seulement quelques jours de l’arrivée de l’hiver.La rencontre a également été l’occasion d’échanger les points de vue sur l’évolution des marchés gaziers, les prévisions de l’offre et de la demande, la sécurité énergétique ainsi que la place du gaz naturel dans le mix énergétique mondial.
Selon les statistiques divulguées, les pays membres détiennent ensemble environ 70 % des réserves mondiales prouvées de gaz naturel, représentent 38 % de la production commerciale et 42 % des exportations mondiales de gaz. De plus, leur part dans les exportations mondiales de gaz naturel liquéfié est estimée à environ 47 %. Le Forum des pays exportateurs de gaz constitue un cadre intergouvernemental de dialogue et de concertation entre les pays producteurs et exportateurs de gaz naturel. Les réunions des chefs d’État et des ministres au sein du forum sont organisées pour échanger les visions sur les développements des marchés du gaz, les perspectives de l’offre et de la demande, la sécurité énergétique et le rôle du gaz naturel dans le mix énergétique global.
Arkab définit les priorités pour l’avenir de l’industrie gazière
Dans son allocution prononcée à cette occasion, M. Arkab a mis en avant le rôle stratégique du gaz naturel dans le renforcement de la sécurité énergétique, le soutien au développement économique et industriel, et la garantie d’une transition énergétique équilibrée et réaliste qui prend en compte les spécificités des pays et leurs niveaux de développement, tout en soulignant l’importance du Forum en tant qu’espace central de dialogue et de coordination entre les États membres.
Le ministre a insisté sur la nécessité de renégocier et de renforcer les investissements à toutes les étapes de la chaîne de valeur gazière, de l’exploration-production au transport, en passant par la liquéfaction, le stockage et la regazéification. Il a également rappelé l’importance des contrats à long terme et d’une vision claire des marchés pour soutenir les projets et garantir la stabilité des approvisionnements.Il a en outre appelé à intensifier la coopération, le partage d’expériences et le développement des infrastructures, ainsi qu’à multiplier les efforts pour réduire les émissions de méthane et le torchage de gaz, tout en veillant à ce que les mesures environnementales ne se transforment pas en obstacles au commerce ou en facteurs de fragmentation des marchés.Dans le domaine de l’innovation, M. Arkab a souligné l’importance des technologies modernes, notamment le captage et le stockage du carbone, la numérisation et l’intelligence artificielle, ainsi que le renforcement de la sécurité des installations. À cet égard, il a préconisé le développement de l’Institut de recherche sur le gaz pour en faire un centre d’excellence axé sur la recherche, la formation et le transfert de technologie, afin de consolider les capacités des États membres et de contribuer à l’essor de l’industrie gazière.Le ministre a par ailleurs exposé les efforts de l’Algérie en matière de développement du secteur des hydrocarbures, citant les résultats de l’appel d’offres « Algeria Bid Round 2024 » ayant abouti à la signature de cinq contrats d’hydrocarbures avec des compagnies internationales, ainsi que le lancement de l’édition « Algeria Bid Round 2026 » comprenant sept blocs d’exploration, dont l’ouverture des plis est prévue début 2027.Il a également réaffirmé la poursuite des efforts nationaux visant à réduire le torchage de gaz et les émissions de méthane, et à promouvoir les pratiques à faible empreinte carbone dans le cadre du développement du secteur des hydrocarbures et de l’amélioration de sa performance environnementale.M. Arkab a réitéré l’engagement de l’Algérie à promouvoir la coopération internationale dans le domaine du gaz, le respect de la souveraineté des États sur leurs ressources naturelles et leur droit à choisir leurs propres trajectoires énergétiques, tout en garantissant un accès équitable aux technologies, au financement et aux marchés, afin de contribuer à la fourniture d’une énergie fiable, abordable et de soutenir le développement durable.
Rym Hamzaoui






