Clôture du Sommet africain-scandinave à Oslo: Khaldi : «La sécurité alimentaire est une priorité nationale»

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Les travaux de la 15ᵉ édition du Sommet économique scandinave-africain se sont achevés jeudi, dans la capitale norvégienne Oslo, avec une participation remarquable de l’Algérie en tant qu’invitée d’honneur spéciale.

La rencontre a mis l’accent sur l’élargissement des perspectives de coopération et l’orientation vers un partenariat fondé sur l’investissement et le transfert de technologie.Au cours de ce sommet, où la délégation algérienne était conduite, sur instruction du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, par le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, l’importance de renforcer le dialogue économique entre l’Afrique et les pays nordiques a été mise en relief.

Cette rencontre économique internationale a également constitué une opportunité de mettre en avant les potentialités de l’Algérie dans divers domaines, en phase avec la dynamique économique actuelle qui vise notamment à diversifier l’économie et à promouvoir les exportations hors hydrocarbures.

La sécurité alimentaire constitue désormais une priorité nationale majeure pour l’Algérie, indissociable de sa sécurité nationale et de sa souveraineté. C’est ce qu’a souligné le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Sid Ali Khaldi, lors de son intervention à la conférence de haut niveau intitulée « Le panafricanisme aujourd’hui ». S’exprimant à l’occasion de la session d’ouverture de la 15ᵉ édition du Sommet africain-scandinave organisée à Oslo, en Norvège, le représentant algérien a profité de cette tribune pour mettre en lumière la vision stratégique du pays en matière de souveraineté économique et d’intégration continentale.

Preneuse de parole en qualité d’invitée d’honneur à cet événement inauguré par le ministre norvégien des Affaires étrangères, l’Algérie a rappelé son engagement indéfectible en faveur du continent africain. Sid Ali Khaldi a affirmé que cet engagement se traduit concrètement par la réalisation de grands projets structurants tels que la route transsaharienne, le gazoduc transsaharien ainsi que le projet de la dorsale transsaharienne en fibre optique. Selon un communiqué du ministère, cette participation a permis de réitérer la conviction de l’Algérie quant à la nécessité de parachever la souveraineté politique de l’Afrique par une indépendance économique effective, conformément aux aspirations des pères fondateurs de l’Organisation de l’unité africaine et de l’Union africaine.S’adressant aux partenaires des pays nordiques, le ministre a exprimé la volonté de l’Algérie de bâtir un partenariat authentique et équilibré. Ce modèle de coopération repose sur l’investissement dans la transformation des ressources, le transfert d’expertise et de technologie, la formation, ainsi que le développement d’échanges commerciaux bidirectionnels. Il a notamment qualifié l’expérience norvégienne en matière de gestion durable des ressources et de préservation des droits des générations futures d’exemple inspirant. Récapitulant l’ambition nationale, le ministre a rappelé que si l’Algérie a été par le passé un refuge pour les libertés, elle ambitionne aujourd’hui de devenir une destination privilégiée pour les partenariats et les investissements. Il a conclu en soulignant que si le mot d’ordre politique du continent demeure « l’Afrique aux Africains », son crédo économique doit être « l’Afrique, partenaire de tous ».En marge des travaux du sommet, qui a rassemblé plus de 250 représentants gouvernementaux et 200 opérateurs économiques actifs principalement dans les secteurs de l’agriculture et de l’énergie, le ministre a été reçu en audience par le ministre norvégien des Affaires étrangères, Espen Barth Eide. Cet entretien a permis de saluer la qualité des relations bilatérales entre l’Algérie et la Norvège, soutenues par une concertation régulière. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune d’exploiter les opportunités prometteuses de coopération économique et de porter le partenariat à des niveaux plus élevés, en particulier dans les domaines de l’agriculture et de la pêche.

Amel Driss