Importation des véhicules neufs: L’Algérie réorganise le marché et responsabilise les transporteurs maritimes face aux retards

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Les procédures d’importation de véhicules en Algérie s’orientent vers une régulation plus stricte et une accélération marquée des formalités d’entrée sur le marché national.

Cette dynamique s’accompagne d’un traitement rigoureux des anomalies techniques et administratives constatées dans les documents de transport, notamment celles relatives aux données personnelles des acquéreurs. Ces erreurs à répétition, susceptibles de bloquer le dédouanement et de retarder la livraison des automobiles dans les délais impartis, engendraient jusqu’à présent des surcoûts financiers importants durant la période d’immobilisation dans les enceintes portuaires.Afin de mettre un terme définitif à ces dysfonctionnements, la Direction générale dela marine marchande et des ports, relevant du ministère de l’Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, a adressé une note officielle extrêmement ferme aux agents maritimes. Portant le numéro 267 et datée du 30 septembre 2026, cette circulaire met en garde contre la récurrence des incohérences observées dans les connaissements et les documents d’accompagnement des véhicules importés, plus particulièrement ceux en provenance de Chine. L’autorité maritime exige une rectification immédiate de ces pièces afin de préserver la fluidité des opérations douanières et d’épargner aux citoyens des charges financières injustifiées.L’analyse des réclamations formulées par de nombreux citoyens a mis en lumière l’ampleur des difficultés survenues lors du passage en douane. Les erreurs relevées portent principalement sur l’identité et les coordonnées des destinataires, rédigées de manière inexacte par les chargeurs ou les transporteurs à l’étranger. La rectification de ces données administratives nécessitant des délais prolongés, les véhicules demeuraient immobilisés aux ports, générant d’importantes pénalités de surestaries. Désormais, la directive ministérielle fixe une règle claire : lorsque l’erreur est imputable au transporteur, au groupage, à l’agent maritime ou à l’acconier, la partie responsable doit prendre en charge l’intégralité des frais supplémentaires et des surcoûts générés par le retard.Cette prise de position s’inscrit dans un cadre économique plus large visant à moderniser la gestion du commerce extérieur et à optimiser la logistique portuaire. Les autorités nationales misent sur la digitalisation des procédures, la simplification des dossiers administratifs et une coordination accrue entre les différents intervenants pour réduire drastiquement les délais de traitement des marchandises. Dans le secteur automobile, où la chaîne logistique implique de nombreux acteurs depuis l’embarquement jusqu’au contrôle de conformité dans les entrepôts sous douane, la précision des informations dès le départ du navire constitue un maillon essentiel pour éviter tout blocage à l’arrivée.En parallèle, le ministère rappelle à l’ordre les agents de manutention et d’acconage agréés. Il leur est formellement interdit de prendre en charge directement ou pour leur propre compte des opérations d’importation de véhicules ou de marchandises sans mandat préalable et explicite délivré par le groupeur concerné. La Direction générale exige le respect strict du décret exécutif n° 20-348 du 23 novembre 2020 fixant les conditions d’exercice des activités auxiliaires au transport maritime. Elle prévient que toute infraction à ce cadre réglementaire exposera immédiatement les contrevenants aux sanctions administratives prévues par l’article 33 du décret.Applicable dès sa date de notification, cette instruction marque une étape décisive dans la clarification des responsabilités logistiques. En instaurant un principe d’imputabilité financière directe aux prestataires défaillants, le gouvernement entend protéger le pouvoir d’achat des acquéreurs et garantir un approvisionnement fluide du marché automobile national.

Amel Driss