234 stations d’épuration et 195 000 km de réseaux d’eau potable: L’Algérie consolide sa sécurité hydrique

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L’Algérie poursuit le renforcement de ses infrastructures hydrauliques et affiche des indicateurs en nette progression dans les domaines de l’alimentation en eau potable, de l’assainissement et de la réutilisation des ressources non conventionnelles. À l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de l’Afrique, organisée au siège du ministère des Affaires étrangères, le ministre de l’Hydraulique, Lounès Bouzegza, a mis en avant les principales réalisations enregistrées par le secteur ainsi que les orientations stratégiques destinées à garantir durablement la sécurité hydrique du pays.

Le ministre a indiqué que le taux de raccordement aux réseaux de distribution d’eau potable a atteint 98% à l’échelle nationale, résultat des nombreux programmes d’investissement et projets structurants réalisés ces dernières années. Il a précisé que la longueur du réseau national de distribution d’eau potable dépasse désormais 195 000 km, témoignant de l’ampleur des efforts engagés pour assurer l’accès à cette ressource essentielle sur l’ensemble du territoire.

Dans le domaine de l’assainissement, M. Bouzegza a souligné que l’Algérie a également réalisé des avancées significatives. Le taux de raccordement aux réseaux d’assainissement atteint aujourd’hui 93% au niveau national, grâce à la réalisation de nombreuses infrastructures qui ont permis de porter la longueur du réseau national d’assainissement à près de 97 000 km. Le ministre a, par ailleurs, mis en avant la politique adoptée par l’Algérie en matière de valorisation des ressources hydriques non conventionnelles. Le pays a, notamment opté pour la réutilisation des eaux usées épurées dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie afin de réduire la pression exercée sur les ressources conventionnelles et d’optimiser la gestion de l’eau dans un contexte marqué par les défis climatiques et l’augmentation de la demande.

Dans ce cadre, l’Algérie dispose actuellement de 234 stations d’épuration des eaux usées, dont la capacité globale est estimée à 1,1 milliard de mètres cubes par an. Ces infrastructures constituent un maillon essentiel de la stratégie nationale visant à accroître les volumes d’eau réutilisables et à soutenir les activités économiques fortement consommatrices de ressources hydriques. Selon le ministre, le secteur de l’Hydraulique poursuit parallèlement la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement consacré au développement et à la modernisation du service public de l’eau.

Cette démarche s’inscrit dans le cadre des orientations des hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, visant à améliorer durablement les conditions de vie des citoyens et à renforcer leur qualité de vie. Bouzegza a rappelé que l’Algérie accorde une importance particulière au service public de l’eau, compte tenu de son impact direct sur la vie quotidienne des populations et sur le développement économique. Cette priorité s’est traduite par la consécration constitutionnelle du droit à l’eau, inscrit dans l’article 63 de la Constitution, garantissant à chaque citoyen l’accès à cette ressource fondamentale, quel que soit son lieu de résidence. Pour concrétiser cet engagement, d’importants investissements stratégiques ont été mobilisés afin de développer les capacités nationales de mobilisation, de traitement et de distribution de l’eau.

Ces investissements ont permis d’enregistrer des avancées notables dans plusieurs segments du secteur, notamment dans la sécurisation de l’approvisionnement et l’extension des réseaux. Le ministre a également souligné le rôle croissant des ressources en eau non conventionnelles dans la politique nationale de gestion de l’eau. L’Algérie a ainsi fait du dessalement de l’eau de mer un axe majeur de sa stratégie hydrique à travers la réalisation de grandes stations de dessalement réparties le long du littoral. Ces infrastructures alimentent non seulement les villes côtières, mais permettent également l’acheminement de l’eau dessa lée vers des agglomérations situées jusqu’à 250 km à l’intérieur des terres, renforçant ainsi la sécurité hydrique de nombreuses régions du pays.

Le responsable a également rappelé que les pouvoirs publics accordent une attention particulière à la prévention des maladies d’origine hydrique ainsi qu’à la protection de l’environnement, considérées comme des composantes essentielles d’une gestion durable des ressources en eau. Enfin, Lounès Bouzegza a souligné que la vision algérienne en matière de développement du secteur hydraulique s’inscrit pleinement dans les objectifs définis par les organisations internationales et régionales, notamment ceux de l’Organisation des Nations unies et de l’Union africaine.

Il a rappelé que cette orientation est en cohérence avec l’Agenda Afrique 2063, adopté par l’Union africaine en 2013 comme feuille de route pour le développement économique et social du continent au cours des cinquante prochaines années. À travers la modernisation de ses infrastructures, le développement du dessalement et la valorisation des eaux usées traitées, l’Algérie poursuit ainsi la consolidation d’un modèle de gestion hydrique destiné à répondre aux besoins croissants de la population et à soutenir les ambitions de développement durable du pays.

Sonia Stambouli

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