Le président du Conseil de la nation, Azouz Nasri, a mis en avant, depuis Le Caire, l’enracinement de la pratique démocratique en Algérie à travers le renforcement de l’État de droit et de ses institutions, conformément aux engagements du président de la République, Abdelmadjid Tebboune.
Dans une allocution prononcée lors des travaux de la 19e session de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM), lue en son nom par le vice-président du Conseil de la nation et chef de la délégation parlementaire algérienne, Salah Rekik, M. Nasri a affirmé que l’Algérie « poursuit son parcours de développement et de renouveau grâce à ses jeunes compétences ». Évoquant l’actualité nationale, il est revenu sur l’organisation des élections législatives, soulignant que le peuple algérien a choisi, « en toute liberté, dans la transparence et l’intégrité », ses représentants à l’Assemblée populaire nationale (APN), sous la supervision de l’Autorité nationale indépendante des élections (ANIE). Il a rappelé que ce rendez-vous démocratique s’est déroulé concomitamment avec la célébration du 64e anniversaire de la Fête de l’Indépendance et du Recouvrement de la souveraineté nationale. Le président du Conseil de la nation a, à ce propos, insisté sur « la profonde symbolique historique » de cette commémoration, rappelant les immenses sacrifices consentis par le peuple algérien pour l’édification d’un État indépendant, stable et souverain, doté d’institutions solides et ouvert à ses partenaires à travers les différents mécanismes de coopération et de coordination visant à promouvoir la prospérité du bassin méditerranéen et à instaurer un ordre international plus juste. M. Nasri a également mis en lumière les transformations engagées par l’Algérie sous la conduite du président de la République. Il a indiqué que le pays connaît « une transformation profonde vers une économie diversifiée », fondée sur la numérisation, les technologies, les énergies renouvelables ainsi que sur l’utilisation positive de l’intelligence artificielle, en s’appuyant sur les compétences de la jeunesse, qu’il a qualifiée de « richesse la plus précieuse » pour le présent et l’avenir du pays. Abordant les questions régionales et internationales, il a souligné le rôle de la diplomatie dans le règlement des conflits et la consolidation de la paix. Au Moyen-Orient, a-t-il estimé, cette diplomatie revêt une importance croissante pour faire prévaloir le droit, garantir le respect des lois et des chartes internationales et faire face aux narratifs coloniaux soutenus, selon lui, par un système international partial et incapable de protéger les peuples sous occupation. Il a cité à cet égard la situation à Ghaza, dans les territoires palestiniens occupés, au Liban ainsi que dans d’autres régions du monde confrontées à l’occupation, réaffirmant qu’« il ne peut y avoir ni sécurité ni paix sans un règlement équitable de la question palestinienne ». Le président du Conseil de la nation a réitéré le soutien de l’Algérie à l’établissement d’un État palestinien indépendant avec Al-Qods pour capitale, conformément à la solution à deux États, appelant la diplomatie parlementaire méditerranéenne et internationale à poursuivre ses efforts dans cette voie. Il a également réaffirmé « le plein appui de l’Algérie aux pays arabes frères ciblés par l’agression », condamnant toute atteinte à la souveraineté des États, à l’intégrité de leurs territoires et à la sécurité de leurs citoyens.
Pour rappel, la délégation du Conseil de la nation participant à la 19e session de l’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, conduite par Salah Rekik, est composée du président de la Commission de la culture, de l’information, de la jeunesse et du tourisme et vice-président de la Commission des affaires politiques, de la sécurité et des droits de l’homme de l’AP-UpM, Abdelhamid Boucherma, du vice-président de la Commission de l’énergie, de l’environnement et de l’eau de l’Assemblée, Mohamed Tahar Bilal, ainsi que du vice-président du groupe parlementaire du Rassemblement national démocratique (RND), Ghanem Abderraouf Fakhreddine, outre les sénateurs Bilal Khafallah, Cherif Hamdi et Mehenni Haddadou.
Rym Hamzaoui






