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Guerre Israël-Hamas: Les négociations pour une trêve des combats reprennent au Caire

L’annonce de vendredi marque une nouvelle tentative de parvenir à un accord avec le Hamas, qui mettrait en pause à l’offensive militaire d’Israël à Ghaza en échange de la libération d’otages israéliens. Plusieurs cycles de négociations ont échoué.

Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait accepté, vendredi, l’ouverture d’un nouveau cycle de négociations pour une trêve à Ghaza, autour des deux médiateurs : le Qatar et l’Égypte. Faut-il y voir un nouvel espoir ? Les négociations pour une trêve entre Israël et le Hamas ont repris, ce dimanche au Caire (Égypte), selon le média égyptien progouvernemental Al-Qahera News, proche des services de sécurité égyptiens. La guerre continue de faire rage à Ghaza. «Une source des services de sécurité égyptiens a confirmé à Al-Qahera News la reprise des négociations pour une trêve entre Israël et le Hamas dans la capitale égyptienne», a indiqué la chaîne. Al-Qahera News a par ailleurs insisté sur «les efforts conjoints du Qatar et de l’Égypte», médiateurs dans ce conflit, «pour préserver les avancées» des précédents cycles de négociations. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, avait fait savoir, ce vendredi, qu’il avait donné son feu vert à de nouveaux pourparlers en vue d’une trêve à Ghaza, territoire palestinien assiégé et bombardé depuis bientôt six mois et où la population est menacée d’une «famine imminente», selon les Nations unies. «Benyamin Netanyahou s’est entretenu avec le directeur du Mossad (services extérieurs israéliens) et le directeur du Shin Bet (renseignement intérieur), et a approuvé un nouveau cycle de négociations dans les prochains jours, à Doha et au Caire», avait précisé son bureau dans un communiqué.

Ghaza : bousculades, noyades… pourquoi les largages d’aide humanitaire virent-ils au drame ?

Ce samedi soir, des centaines de manifestants avaient interpellé le gouvernement, lui enjoignant de trouver une solution pour obtenir la libération des personnes prises en otage lors de l’offensive du Hamas en Israël le 7 octobre et toujours détenues dans la bande de Ghaza. En dépit des efforts de l’Égypte, du Qatar et des États-Unis, les discussions en vue d’une trêve patinent, Israël et le mouvement islamiste palestinien se renvoyant la responsabilité. Le Hamas a déjà proposé un processus progressif dans lequel il libérerait tous les otages restants en échange de la fin de la guerre et du retrait total d’Israël de Ghaza, de l’ouverture de ses frontières pour l’aide et la reconstruction, et de la libération de centaines de prisonniers palestiniens, y compris des militants de haut rang condamnés à la prison à perpétuité. Israël a promis de lancer une invasion terrestre de Rafah, affirmant que la ville située à la frontière avec l’Égypte est le dernier bastion du Hamas dans la bande de Ghaza. Les forces israéliennes ont continué à bombarder les zones où elles ont demandé aux civils de s’abriter, y compris Rafah. Plus de la moitié de la population de Ghaza s’est réfugiée à Rafah, souvent dans des camps de tentes improvisés, des abris des Nations unies et des appartements surpeuplés. Les États-Unis affirment qu’ils partagent l’objectif d’Israël de vaincre le Hamas, mais qu’un assaut majeur sur la ville serait une erreur. Dans une décision juridiquement contraignante, la plus haute juridiction des Nations unies a déclaré qu’Israël devait ouvrir davantage de points de passage terrestres vers Ghaza pour acheminer de la nourriture, de l’eau, du carburant et d’autres fournitures. La Cour internationale de justice a prononcé, jeudi, deux nouvelles mesures dites provisoires dans une affaire portée par l’Afrique du Sud, qui accuse Israël d’actes de génocide dans sa guerre à Ghaza – accusations qu’Israël nie fermement. Selon les Nations unies, 100% des 2,3 millions d’habitants de Ghaza sont en situation d’insécurité alimentaire grave. Selon l’ONU et les groupes d’aide internationale, les restrictions militaires israéliennes, les hostilités en cours et l’effondrement de l’ordre public ont entravé l’acheminement de l’aide. Le ministère de la Santé de Ghaza a annoncé, vendredi, un nouveau bilan de 32 623 personnes tuées dans l’enclave depuis le début de la guerre entre Israël et le mouvement islamiste palestinien.

L’armée sioniste se retire de l’hôpital Al Chifa : Une structure désormais hors service

Depuis la mi-novembre, l’armée israélienne était déjà entrée dans l’enceinte du plus grand l’hôpital de l’enclave palestinienne, trouvant des armes et des traces de combattants. Le pavillon de chirurgie de l’hôpital Al Chifa, à Ghaza-ville, ce lundi, quelques heures après le retrait des forces israéliennes. L’armée israélienne a annoncé, ce lundi, avoir «achevé» ses opérations dans la zone de l’hôpital Al Chifa, le plus grand de la bande de Ghaza, dans laquelle elle était entrée il y a deux semaines. «Les troupes ont achevé une activité opérationnelle dans la zone de l’hôpital Al Chifa et ont quitté la zone de l’hôpital dans la nuit de dimanche à lundi», a précisé l’armée dans un communiqué, ajoutant avoir «tué des terroristes lors d’affrontements». Le droit international stipule que même si un établissement médical est un site protégé en cas de conflit, il perd ce statut s’il est utilisé à des fins militaires. Mi-novembre, les forces israéliennes avaient provoqué un tollé international en pénétrant dans l’hôpital pour la première fois, alors que des milliers de civils y étaient réfugiés. Les images de l’évacuation d’Al Chifa trois jours après le début du raid avaient fait le tour du monde. Plus de 2300 patients, personnels et un retrait effectué dans la nuit Les forces de Tsahal et du Shin Bet ont achevé l’opération ce matin dans la zone de l’hôpital Al Chifa. Les forces de Sheitat 13, l’équipe de combat de la 401e brigade et la patrouille Nahal sous le commandement de la 162e division ont quitté la zone de l’hôpital», précise Tsahal sur le réseau social X. Un journaliste de l’AFP et des témoins sur place ont vu des chars et des véhicules s’en retirer, sous le couvert des tirs d’artillerie et des frappes aériennes. Un hôpital désormais hors service, malgré la présence de quelques patients. Des témoins oculaires décrivent, ce lundi, des scènes de destruction autour de l’établissement, qui semble hors d’état, et de nombreux corps abandonnés sur les lieux. Plusieurs bâtiments auraient été incendiés, d’autres rasés par les bulldozers de l’armée.

Ahsene Saaid /Ag.

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