
S’il y a une forme d’exercice simple et accessible à tous, il s’agit bien de la marche. Des chercheurs ont récemment indiqué dans une étude que la marche rapide pourrait être bénéfique pour diminuer les anomalies du rythme cardiaque.
Des chercheurs de l’université d’Harvard, aux États-Unis, ont créé un tissu cardiaque humain intégrant une puce associée à des capteurs. Imprimé en 3D, l’ensemble permet de simuler des dysfonctionnements et d’analyser l’efficacité et les conséquences d’un traitement médical sur la durée. D’après les chercheurs, il serait alors essentiel d’identifier les facteurs de risque modifiables pour éviter les conséquences néfastes sur la santé. Pas moins de 420 925 participants de la UK Biobank ont fourni des informations aux chercheurs sur leur vitesse de marche et le temps passé à marcher à différents rythmes était disponible pour 81 956 d’entre eux. Au total, 6,5 % des participants avaient un rythme lent avec une vitesse inférieure à 4,8 km/h, 53 % avaient un rythme moyen avec une vitesse comprise entre 4,8 et 6,4 km/h et 41 % avaient un rythme rapide avec une vitesse supérieure à 6,4 %. Les résultats de l’étude publiée dans la revue BMJ Heart et dirigée par le professeur Jill Pell de l’université de Glasgow ont révélé que les « marcheurs moyens » étaient 35 % moins susceptibles de développer des anomalies du rythme cardiaque sur une période d’environ 13 ans que les « marcheurs lents ». Les « marcheurs rapides » avaient, eux, 43 % de risques en moins que ceux évoluant à une vitesse lente. En revanche, les études sont observationnelles et ne permettent pas de prouver une relation directe de cause à effet. L’étude aurait d’ailleurs été limitée par le fait que ce sont les participants eux-mêmes qui ont estimé leur temps de marche (certains pouvaient alors se tromper involontairement). D’autant plus que l’âge moyen était de 55 ans et 97 % étaient blancs, ce qui signifie que l’étude ne représentait pas un large éventail d’âges et d’origines ethniques. Toujours est-il que les chercheurs ont déclaré : « Cette découverte est biologiquement plausible car des études épidémiologiques cumulatives ont montré que le rythme de marche est inversement associé à des facteurs métaboliques qui, à leur tour, sont associés au risque d’arythmie ». Un espoir de trouver un remède simple qui réduirait les risques cardiaques.





