La réouverture prochaine du poste-frontière terrestre de Ghadamès–Debdeb, entre l’Algérie et la Libye prévue avant la fin de l’année 2026, une décision qui pourrait dynamiser les échanges économiques et commerciaux entre l’Algérie et la Libye.
Cette nouvelle intervient également après plusieurs années de fermeture prolongée de ce point de passage clé, vise à insuffler une dynamique inédite et durable aux échanges commerciaux transfrontaliers, tout en facilitant grandement la circulation fluide et sécurisée des personnes, des biens et des marchandises entre les deux nations sœurs. Dans le cadre du suivi rigoureux et constant de ce dossier prioritaire, les autorités libyennes ont abrité, un lundi à Tripoli, une réunion de coordination de haut niveau placée sous la présidence d’Ashraf Mohamed Al-Taeb, directeur du département de la coopération internationale au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Cette importante rencontre de travail a rassemblé un parterre de représentants issus de l’ensemble des départements et des entités libyennes concernées, dans le but avéré de finaliser de manière définitive les procédures juridiques, les arrangements opérationnels, ainsi que les volets logistiques et humains indispensables au redémarrage effectif des activités au niveau du poste-frontière. D’après les informations rapportées par l’Agence de presse libyenne, ces démarches proactives s’inscrivent directement dans le strict prolongement des accords, des protocoles et des procès-verbaux officiels signés par le passé entre les deux pays. Elles font notamment suite aux réunions de travail des experts et des commissions mixtes organisées tour à tour à Alger au mois de novembre 2023, puis à Tripoli au cours du mois de janvier dernier. Lors de ces différentes sessions de concertation, les délégations des deux parties avaient fermement et unaniment réaffirmé leur engagement politique commun à rendre ce point de passage frontalier pleinement opérationnel avant le terme de l’année en cours. Cette mesure de grande envergure revêt une importance géostratégique et économique majeure pour la région. Elle permettra incontestablement de fluidifier de manière substantielle le transport des marchandises, d’alléger considérablement les contraintes administratives et douanières pesant sur les opérateurs économiques des deux côtés de la frontière, et d’ouvrir de vastes perspectives d’investissement, de coentreprise et de partenariat mutuellement bénéfique entre Alger et Tripoli. Les opérateurs économiques des deux États voient ainsi en cette perspective un moyen privilégié de dynamiser l’économie locale et régionale. Du côté algérien, les préparatifs ont également atteint un stade avancé. En effet, les travaux d’aménagement global, de modernisation et de rénovation des infrastructures du centre de transit frontalier de Debdeb, stratégiquement situé dans la wilaya d’Illizi, ont été entièrement achevés au cours du mois de septembre dernier, conformément aux calendriers établis et aux normes internationales requises pour ce type d’infrastructure de pointe, afin d’accueillir dans des conditions optimales la relance de l’activité commerciale. Si l’ensemble des infrastructures matérielles et logistiques est désormais fin prêt à reprendre du service et à recevoir les flux commerciaux escomptés, la concrétisation et la reprise effective de la circulation transfrontalière demeurent étroitement conditionnées par la finalisation des tout derniers réglages techniques et par la poursuite d’une coordination rigoureuse et continue entre les services compétents des deux pays, déterminés à couronner ce projet bilatéral par un succès total.
Amel Driss






