Soudan: Le général Abdel Fattah Al-Burhan, à la tête des autorités de transition

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Le général Abdel Fattah Al-Burhan, à la tête des autorités de transition au Soudan, a annoncé lundi qu’il formerait un nouveau gouvernement composé de «personnes compétentes» après avoir dissous les autorités en charge du pays depuis le renversement de l’ancien président Omar El-Bachir en 2019.

L’émissaire des Etats-Unis pour la Corne de l’Afrique Jeffrey Feltman était sur place justement pour tenter «d’améliorer les relations» entre «les dirigeants civils et les dirigeants militaires», a expliqué Ned Price, assurant que le diplomate n’avait eu aucune indication, avant de partir, de l’imminence de ces «actes antidémocratiques». Le porte-parole du département d’Etat a aussi affirmé que Washington n’avait «pas été en contact» avec le Premier ministre ou les autres acteurs politiques depuis leur arrestation. «L’armée est responsable pour leur sécurité, leur santé, et leurs conditions», et «nous réclamerons des comptes» à cet égard, a-t-il dit. Trois personnes ont été tuées et 80 blessées lundi par les militaires à Khartoum lors de manifestations contre le coup d’Etat militaire. Ned Price a laissé planer la menace de sanctions en promettant d’envisager «toutes les mesures appropriées» pour «faire rendre des comptes à ceux qui ont recours à la violence» et «à ceux qui se rendraient responsables de faire dérailler la marche du Soudan vers la démocratie.

Une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU le Conseil de sécurité de l’ONU devait tenir, hier  après-midi, une réunion d’urgence à huis clos sur le coup d’Etat survenu au Soudan, ont rapporté lundi des médias, citant des diplomates. Cette session a été réclamée par six pays occidentaux, le Royaume-Uni, l’Irlande, la Norvège, les Etats-Unis, l’Estonie et la France, a-t-on précisé des mêmes sources. Lors d’une conférence de presse par liaison vidéo de Khartoum avec des journalistes à New York, l’émissaire de l’ONU au Soudan, l’Allemand Volker Perthes, avait indiqué un peu plus tôt s’attendre à exposer la nouvelle situation au Soudan mardi au Conseil. Il avait alors espéré que ses 15 membres fassent à nouveau preuve d’unité, soulignant que leurs déclarations étaient depuis deux ans prises «en compte plutôt sérieusement» par les acteurs soudanais. Selon des diplomates, des membres du Conseil envisagent de demander à leurs partenaires d’adopter une déclaration commune.