Palestine: L’entité sioniste utilise la faim comme arme de guerre pour déplacer les habitants de Ghaza

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Palestinians converge for a free meal in Rafah, Gaza Strip, Thursday, Dec. 21, 2023. International aid agencies say Gaza is suffering from shortages of food, medicine and other basic supplies as a result of the two and a half month war between Israel and Hamas. (AP Photo/Fatima Shbair)

Le chef de l’ONG Euro-Mediterranean Human Rights Monitor (Euro-Med Monitor), Rami Abdo, a indiqué que l’entité sioniste utilisait la faim comme «une arme de guerre» pour déplacer les habitants de la bande de Ghaza et même les tuer.

Abdo a expliqué que Ghaza souffre d’une «grave pénurie» de vivres et que le flux de l’aide qui arrive a diminué d’une moyenne de 500 camions avant l’agression sioniste à moins de 100 actuellement, évoquant une «grave famine et des pénuries partout» dans l’enclave palestinienne. «Les gens meurent de faim. Plus d’un demi-million de Palestiniens souffrent à cause des conditions hivernales rigoureuses et du manque de nourriture. Actuellement, plus de la moitié de la population de Ghaza souffre d’une faim extrême. Tous les habitants du nord de Ghaza sont confrontés à de graves conditions de famine», a-t-il expliqué. Selon lui, les soldats sionistes ont ouvert le feu sur ceux qui tentaient d’atteindre les camions de nourriture entrant en petit nombre à Ghaza du sud vers le nord, faisant des dizaines de martyrs. Le tout a été documenté, dit-il. Et d’ajouter : «Nous parlons d’une famine délibérée, en particulier dans le Nord de Ghaza, les enfants sont les plus touchés par cette situation». «La plupart des nourrissons ont besoin de lait et les mamans sont à peine capables de faire face à cette situation, en plus du manque de fournitures médicales et de médicaments», a alerté Rami Abdo.

Des Palestiniens au Liban protestent contre la suspension financière à l’Unrwa

Des dizaines de Palestiniens se sont rassemblés, mardi, devant le siège de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens (Unrwa) à Beyrouth pour protester contre la décision prise par 12 pays de suspendre leur aide financière. Ces pays ont suspendu tout financement futur à l’Unrwa auprès de laquelle quelque 5,9 millions de Palestiniens sont enregistrés, après des accusations, vendredi, selon lesquelles des employés pourraient avoir un lien avec le mouvement de résistance Hamas. Une vingtaine d’ONG internationales se sont dites «révoltées», mardi par cette annonce alors que Ghaza vit une situation de «catastrophe humanitaire». «La suspension des aides serait catastrophique d’un point de vue social et humanitaire», a ajouté Abou Mohamad. Plus de 700 000 Palestiniens ont été expulsés ou ont fui leurs terres entre avril et août 1948 lors de la Nakba, selon l’ONU. Ces personnes, ainsi que leurs descendants, ont le statut de réfugié. Selon les estimations de l’ONU, près de 250 000 Palestiniens résident encore au Liban, où il sont enregistrés auprès de l’Unrwa qui leur fournit éducation, soins de santé, services sociaux, infrastructures des camps, microfinance et aide d’urgence.

Le chef de l’ONU rencontre les donateurs de l’UNRWA

Depuis le début de l’agression dévastatrice dans la bande de Ghaza le 7 octobre 2023, l’armée d’occupation sioniste a intensifié ses opérations militaires en Cisjordanie occupée. Elle a procédé à l’arrestation de milliers de Palestiniens et à la destruction d’infrastructures dans plusieurs villes et villages de ce territoire palestinien. Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, doit rencontrer, ce mardi, les principaux donateurs de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA), alors que des ONG ont lancé un appel pour que les fonds continuent d’être acheminés à Ghaza, soumise à une agression génocidaire sioniste depuis le 7 octobre 2023. Le porte-parole du secrétaire général, Stéphane Dujarric, a déclaré, lundi, que «le message aux donateurs – en particulier à ceux qui ont suspendu leurs contributions – est d’au moins assurer la continuité des opérations de l’UNRWA, car nous disposons de dizaines de milliers d’employés dévoués» travaillant dans toute la région. Dujarric a souligné «la nécessité de répondre aux besoins urgents des habitants désespérés». Il a ajouté que le secrétaire général de l’ONU avait également rencontré le chef du Bureau des services de contrôle interne (BSCI), la plus haute instance d’enquête du système des Nations unies. Dujarric a déclaré que la réunion avait pour but de garantir que les allégations de participation présumée d’un certain nombre d’employés de l’UNRWA à l’opération «Déluge d’Al-Aqsa» menée par la résistance palestinienne le 7 octobre, feraient l’objet d’une enquête «aussi rapidement et efficacement que possible». Il a poursuivi : «Nous avons un processus de responsabilisation en cours. Pendant que cela se produit, les gens doivent survivre et nous avons besoin d’un soutien continu à l’UNRWA et à l’ensemble de notre travail humanitaire». Lundi, également, un groupe d’agences d’aide internationale et d’ONG a appelé les pays qui ont retiré leur financement à l’UNRWA  «à réaffirmer leur soutien au travail vital» accompli par l’agence des Nations unies. Il s’agit, notamment du Conseil norvégien pour les réfugiés, d’Oxfam, de Save the Children et de War Child Alliance.

En l’absence des financements, l’UNRWA cessera ses opérations dans un mois

L’Agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) a annoncé, lundi, qu’elle ne sera plus en mesure de poursuivre ses opérations à Ghaza et dans la région au-delà de la fin du mois de février prochain,  si le financement ne reprenait pas. «Si le financement ne reprend pas, l’UNRWA sera dans la contrainte de cesser ses opérations à Ghaza et dans les autres territoires palestiniens», a averti, lundi, un porte-parole de l’Unrwa sous le couvert de l’anonymat, cité par l’agence de presse Wafa. Dans une déclaration antérieure, le commissaire général de l’UNRWA, Philippe Lazzarini, avait souligné qu’«il est choquant de constater une suspension des fonds accordés à l’Agence en réaction à des allégations contre un petit groupe d’employés, en particulier compte tenu de l’action immédiate prise par l’UNRWA en résiliant leurs contrats et en demandant une enquête indépendante et transparente». Lazzarini avait ajouté qu’«il serait extrêmement irresponsable de sanctionner une agence et une communauté entière, surtout en période de guerre, de déplacements et de crises politiques dans la région. Plusieurs Etats et organisations ont dénoncé la décision de la suspension par certains gouvernements occidentaux de leurs financements au profit de l’UNRWA, soulignant qu’«une telle décision est irréfléchie et précipitée».

La famine «est inévitable» à Ghaza a déclaré le rapporteur de l’ONU

Le rapporteur spécial des Nations unies sur le droit à l’alimentation, Michael Fakhri, a déclaré que la famine «est devenue inévitable» à Ghaza, après que certains pays ont cessé de financer l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine (UNRWA). Cité par l’agence de presse palestinienne Wafa, Fakhri a expliqué dans un message sur la plateforme X que, «cesser de soutenir l’UNRWA signifie laisser 2,2 millions de personnes sous le poids de la faim». Lundi, l’UNRWA avait annoncé qu’elle ne serait plus en mesure de poursuivre ses opérations à Ghaza et dans la région au-delà de la fin du mois de février prochain, si le financement ne reprenait pas. Par ailleurs, plusieurs Etats et organisations ont dénoncé la décision de la suspension par certains gouvernements occidentaux de leurs financements au profit de l’UNRWA, soulignant qu’«une telle décision est irréfléchie et précipitée». Les pays qui ont suspendu leur financement à l’agence sont les Etats-Unis, le Canada, l’Australie, l’Italie, la Grande-Bretagne, la Finlande, l’Allemagne, les Pays-Bas, la France, la Suisse, le Japon et l’Autriche, rappelle Wafa.

Les enfants risquent de ne pas recevoir de vaccins, selon l’UNICEF

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a annoncé que les enfants de la bande de Ghaza, théâtre d’une agression génocidaire sioniste depuis le 7 octobre dernier, risquent de ne pas recevoir de vaccins. L’agence onusienne a expliqué, lundi, dans un communiqué que plus de 16 000 enfants de la bande de Ghaza risquent de ne pas recevoir leurs vaccins de routine. L’UNICEF a averti que ces enfants risquent de contracter des maladies graves telles que la pneumonie et la polio. Depuis le 7 octobre, l’armée sioniste mène une agression dévastatrice contre Ghaza, qui a fait jusqu’à lundi 26 637 martyrs et 65 387 blessés, pour la plupart des enfants et des femmes, selon les autorités palestiniennes, et provoqué des destructions massives et une catastrophe humanitaire sans précédent, selon les Nations unies.

700 000 cas de maladies infectieuses et cutanées parmi les déplacés

L’autorité sanitaire palestinienne à Ghaza a affirmé avoir détecté environ 700 000 cas de maladies infectieuses et cutanées parmi les personnes déplacées en raison du surpeuplement, de la fragilité des abris et du manque de nourriture, d’eau et de soins médicaux requis. S’exprimant, mardi, lors d’une conférence de presse, le porte-parole de l’autorité sanitaire, Ashraf Al-Qudra, a indiqué qu’«environ deux millions de personnes déplacées vivent dans des conditions catastrophiques qui ne peuvent être décrites à mesure que les conditions hivernales s’intensifient». Il a souligné que l’autorité sanitaire a détecté «environ 700 000 cas de maladies infectieuses et cutanées, de rhumes, de diarrhée et d’hépatite parmi les personnes déplacées en raison du surpeuplement, de la fragilité des abris et du manque de nourriture, d’eau et de soins médicaux». Le responsable a appelé à la mise à disposition d’équipes médicales et d’hôpitaux de campagne pour soutenir le système de santé et sauver la vie des blessés et des malades alors que l’agression sioniste se poursuit. Il a appelé la communauté internationale à «œuvrer pour garantir un flux d’aide médicale répondant aux besoins sanitaires dans ces circonstances d’urgence».

Ghaza : plusieurs martyrs et blessés au 116e jour de l’agression sioniste

Plusieurs citoyens palestiniens, en majorité des femmes et des enfants, sont tombés en martyrs et plusieurs d’autres ont été blessés, mardi à l’aube, dans un bombardement de l’armée d’occupation qui a visé des maisons et des quartiers du centre et du sud de la bande de Ghaza, au 116e jour de l’agression sioniste, a rapporté l’agence de presse Wafa. Selon Wafa, des affrontements et des bombardements violents ont eu lieu dans la région de Batn al-Sameen et dans le quartier d’Al-Amal à Khan Younès, au sud de la bande de Ghaza, où la Mosquée Al-Farouq a été ciblée. «Ce mardi), de nouveaux bombardements d’artillerie sur les environs de l’hôpital Nasser à Khan Younès, au sud de la bande de Gaza, ont eu lieu», d’après la même source. Le bilan des victimes de l’agression sioniste contre la bande de Ghaza depuis le 7 octobre dernier s’élève à 26 637 martyrs, dont la majorité sont des femmes et des enfants, tandis que le nombre de blessés s’est alourdi à environ 65 387, selon un dernier bilan provisoire donné par des sources palestiniennes. En outre, plus de 8000 citoyens sont toujours portés disparus sous les décombres et sur les routes, où les forces d’occupation empêchent les ambulances de les atteindre.

Trois Palestiniens tombent en martyrs sous les balles de l’occupant sioniste à Jénine

Trois Palestiniens sont tombés en martyrs sous les balles de l’occupant sioniste lors de l’incursion, mardi matin, d’éléments de l’armée sioniste à l’intérieur de l’hôpital Avicenne de Jénine, dans le Nord de la Cisjordanie, a annoncé le ministère de la Santé palestinien. «Trois Palestiniens sont tombés en martyrs après que des soldats sionistes leur eurent tiré dessus à l’intérieur de l’hôpital Avicenne», écrit le ministère.

Cisjordanie occupée : 6 390 Palestiniens arrêtés par l’armée d’occupation sioniste

Le nombre de Palestiniens arrêtés par les forces sionistes en Cisjordanie occupée, depuis le 7 octobre dernier, s’est élevé à 6390, après l’arrestation de 18 Palestiniens la nuit dernière par l’armée d’occupation, ont annoncé, mardi, des organisations palestiniennes. L’Autorité palestinienne des affaires des prisonniers et ex-prisonniers et le Club des prisonniers palestiniens ont précisé dans un communiqué conjoint que le nombre total des arrestations après le 7 octobre s’est élevé à 6390, incluant ceux qui ont été maintenus en détention par l’occupation sioniste et ceux qui ont été libérés par la suite. Les forces d’occupation sionistes ont arrêté, dans la nuit de lundi à mardi, au moins 18 citoyens de Cisjordanie occupée, dans les gouvernorats de Tulkarem, Naplouse et Jénine (nord), El Khalil (sud), Ramallah et Al Qods (centre), ont fait savoir les organisations palestiniennes. Dans leur rapport annuel, les institutions chargées des affaires des prisonniers ont indiqué que le nombre total de Palestiniens détenus dans les prisons sionistes, jusqu’à fin décembre 2023, était d’environ 8800 individus, dont plus de 80 femmes.

Al Qods occupée : la Mosquée Al Aqsa de nouveau envahie par des colons sionistes

Des dizaines de colons sionistes extrémistes, ont pris d’assaut, mardi, les esplanades de la Mosquée Al Aqsa, à Al Qods occupée, a rapporté l’agence de presse palestinienne, Wafa. Des témoins oculaires cités par Wafa ont indiqué que des colons sionistes ont effectué des actes de provocation dans les cours d’Al Aqsa et exécuté des rituels talmudiques. Les forces d’occupation continuent d’empêcher les Palestiniens d’entrer dans la vieille ville ou dans la Mosquée Al Aqsa, provoquant une diminution du nombre de fidèles. Troisième site le plus saint de l’Islam, la Mosquée d’Al Aqsa subit des actes de profanation au quotidien par les colons et agents de police sionistes. Ces actes visent à judaïser la ville d’Al Qods, imposer une nouvelle réalité et changer l’identité cultuelle et culturelle de la ville sainte.