Ould Kaddour : « Un  baril entre 70 à 80 dollars, est plus juste pour l’Algérie, et même pour pays producteurs de l’or noir »

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« Les prix du baril du pétrole entre 60 et 70 dollars ne permettront pas à l’Algérie et à Sonatrach de faire des planifications » Le prix du baril de pétrole oscillant entre 70 à 80 dollars, s’il restera à ce rythme pendant quelques années, » est plus juste pour l’Algérie, voire même pour l’ensemble des pays producteurs de l’or noir « , a déclaré, samedi, le président directeur général du groupe Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour.

Animant une conférence de presse organisée à l’issue de la signature de plusieurs contrats avec le groupe italien ENI, Ould Kaddour a estimé que « le prix (du baril du pétrole) oscillant entre 70 et 80 dollars est plus juste pour l’Algérie ».  Mais, actuellement, a t-il ajouté, les prix sont entre 60 et 70 dollars, ce qui ne permettra même pas, au pays et au groupe, de faire des planifications et de se projeter dans le futur. Interrogé sur les résultats de Sonatrach réalisés au titre de l’exercice de 2018, M. Ould Kaddour a avancé que les recettes du groupe seront meilleures que celles enregistrées en 2017. Sur l’état d’avancement du projet portant révision de la loi sur les hydrocarbures, M. Ould Kaddour a indiqué que le processus de son élaboration se poursuit dans des meilleures conditions tout en affirmant qu’ »en 2019, l’Algérie aura une nouvelle loi sur les hydrocarbures.  Mais, selon lui, en dehors de la révision de ce texte, les partenaires étrangers accordent un intérêt particulier à l’Algérie et au groupe Sonatrach, précisément.

Sonatrach et le groupe italien Eni signent plusieurs accords de coopération

Par ailleurs, Sonatrach et le groupe italien Eni ont signé samedi à Alger plusieurs accords de coopération notamment dans le domaine des énergies renouvelables, en présence des P-dg des deux compagnies respectivement MM. Abdelmoumen Ould Kaddour et Claudio Descalzi ainsi que le président du comité directeur de l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (ALNAFT), Arezki Hocini. Ainsi, le premier contrat signé entre Sonatrach et ENI, porte sur une coopération scientifique pour la réalisation d’un laboratoire solaire intelligent à Bir Rebaâ Nord (BRN) (Ouargla). Ce contrat a pour objectif de définir les conditions et modalités selon lesquelles les deux parties conviennent de lancer un projet de recherche et de développement, pour la réalisation d’un laboratoire solaire intelligent, ainsi que l’identification de solutions et/ou applications innovantes pour une utilisation dans des installations Oil & Gas au niveau des installations de Bir Rebaâ Nord. L’objectif recherché est de localiser le laboratoire dans une zone pratique à proximité des installations existantes et de la centrale photovoltaïque de 10 MW au niveau du site de BRN pour bénéficier de la synergie avec les opérations en cours. Il est également question de fournir une combinaison innovante d’installations de systèmes de contrôle de la performance dans un environnement hostile mais aussi de confier la gestion et le développement du laboratoire à une équipe conjointe Sonatrach-ENI. La coopération entre les deux parties permettra également d’assurer une formation et un échange de savoir-faire sur les systèmes de production d’énergie renouvelable et la recherche et développement associée. Le second contrat paraphé par les responsables des deux groupes porte sur la mise en œuvre du plan d’action visant le développement des énergies renouvelables. En outre, les deux compagnies en l’occurrence Sonatrach et Eni ainsi que l’Agence Alnaft ont signé des avenants aux contrats d’exploration de cession de 49 % des intérêts de Sonatrach sur les trois périmètres de recherches Zemlet Elarbi, SIF Fatima et Orhoud II au profit du groupe ENI pour lesquels un accord a été signé le 29 octobre dernier entre Sonatrach et ENI. Ces contrats de Recherche et Exploitation d’une durée de 25 ans seront financés à hauteur de 51% par Sonatrach et 49% par Eni. A cet effet, l’association Sonatrach-ENI prévoit de réaliser un premier programme de travaux qui comprend un programme d’exploration pour un investissement de plus 80 millions de dollars afin de réaliser un forage de 5 puits et l’acquisition et le traitement de 2.600 km2 de la sismique 3D. De surcroît, il est prévu un programme de travaux de développement de la première phase, estimé à plus d’un milliard de dollars, pour la réalisation d’une station de compression, d’une ligne d’évacuation de condensat, de forage de 18 puits de développement, d’un réseau de collecte des puits d’huile producteurs, d’un réseau de collecte des puits producteurs de gaz et leur raccordement à une ligne de gaz. Ce programme de développement devrait permettre d’atteindre une production cumulée de 145 millions TEP dont 14 GSm3 (milliards standards m3) de gaz sec.

N.I