Le juge près le tribunal d’Oran a placé, mardi soir, une femme en détention provisoire dans une affaire d’agression et d’insultes aux personnels médicaux du CHU Dr Benzerdjeb. Le procureur de la République, Hadj Kaddour Boucif, a souligné que «sur la base d’une plainte du directeur du CHU d’Oran contre la mise en cause, nommée K. S., pour avoir pris des images et des diffamations au sein du service des urgences et de les avoir publiées sur les réseaux sociaux, une enquête préliminaire a été ouverte par les services de la sûreté de wilaya».
Il a ajouté «qu’il a été révélé au cours de l’enquête sur ces faits, que la prévenue a répété des expressions honteuses au personnels médicaux et aux services administratifs de l’hôpital. Elle a mentionné également des expressions portant atteintes aux symboles de la guerre de Libération nationale, liés notamment aux crânes des révolutionnaires récemment récupérés». «La mise en cause a été présentée devant le parquet de la République et a fait l’objet d’une comparution immédiate pour «insulte à un fonctionnaire durant l’exercice de ses fonctions, insulte à un corps constitué, diffamation et prise d’images et leur publication sans autorisation de la personne concernée et atteinte aux symboles de la guerre de la Libération nationale, conformément à l’article 151 du Code pénal et aux articles de loi 99/07 sur le moudjahid et le martyr.» Il est prévu que le tribunal d’Oran rendra son verdict dans cette affaire lors d’une audience programmée aujourd’hui. Des images publiées récemment sur Facebook par l’accusée, connue dans le milieu artistique local sous le surnom de «Djaponia», les montrant dans une situation hystérique, sillonnant les couloirs des urgences médico-chirurgicales du CHU, donnant ainsi l’impression de pourchasser les staffs médicaux et les accusant de négligence en utilisant des propos jugés «inappropriés».






