Ligue 1: La violence indéracinable dans nos stades

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Malgré les contraintes et recommandations dictées par la FAF, en interdisant entre-autres le déplacement des supporters à l’extérieur, la réduction du nombre des spectateurs en imposant une jauge, la violence dans nos stades est toujours d’actualité.

On peut même dire qu’elle a la peau dure comme en témoignent les incidents et dépassements qui ont émaillé de nombreuses rencontres ces dernières semaines. Un fléau qu’on n’arrive pas à éradiquer, en dépit des sévères sanctions infligées aux belligérants. Ce qui s’est passé récemment lors des quarts de finale de la Coupe d’Algérie ayant opposé le CRB et le MCA reflète bien le climat malsain régnant dans la majorité de nos stades. Il est vrai que la réputation de la rivalité entre les deux clubs voisins est légendaire, mais chaque fois on monte d’un cran dans l’hostilité de part et d’autre. Les fans des deux camps font montre d’une animosité les uns envers les autres qui dépasse tout entendement ou le cadre purement sportif. Des jets de pétards et d’objets de toutes sortes tout au long de la rencontre sur les joueurs adverses tout en les couvrant d’insultes infamantes, ce n’est plus un match de football, mais le stade en folie. La rivalité à elle seule n’explique pas toute cette haine viscérale déversée sur l’adversaire. Elle a sûrement d’autres causes plus enfouies qu’il faudra peut-être aller creuser dans le mal-être de la jeunesse de notre pays. Un problème socio-culturel accentué par l’appartenance aux groupes de supporters qui donne ce sentiment de puissance et d’invulnérabilité.  De nos jours, le fan est devenu plus important que le club qui subit du reste les affres de ses propres supporters. C’est ainsi que le CRB vient d’être sanctionné de deux matches à huis clos pour « jets de fumigènes sur la pelouse ayant causé des dommages corporels aux joueurs de l’équipe adverse », indique la commission de discipline de la LNF. Les joueurs sur le terrain et les officiels ne sont pas exempts de tout reproche non plus. Souvent, ils adoptent un comportement belliqueux faisant fi de toutes les règles du fair-play et de sportivité. Ce qui conduit parfois à des accrochages, ajoutant de l’huile sur le feu. Chaque fois, la commission de discipline suspend nombre d’entre eux, sans oublier les lourdes amendes infligées aux clubs et dont apparemment ils ne soucient guère.Rien que cette semaine, la JSK et l’ES Mostaganem ont écopé respectivement d’un et de deux matchs à huis clos.Il faut également signaler les graves incidents qui ont caractérisé la rencontre mettant aux prises l’ASO à l’ESS. Deux joueurs Chélifiens, Belalem Djamel et Belaribi Yasser sont suspendus provisoirement « jusqu’à audition le jeudi 12 mars 2026 », alors que l’entraîneur sétifien, l’entraîneur de l’ESS, est également convoqué au siège de la Ligue le même jour.

C’est à désespérer du comportement négatif des acteurs et des supporters du ballon rond chez nous. Chaque saison, c’est le même mauvais scénario qui se répète. On n’arrive même pas à interdire l’utilisation des fumigènes dans nos stades.

Ali Nezlioui 

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