Ligue 1: La FAF octroie 2 milliards aux clubs pour éviter la fronde

0
661

C’était le vœu des présidents des clubs de la Ligue 1. Le nouveau patron de la FAF, Charef-Eddine Amara l’a exaucé en les conviant, ce jeudi, à une réunion dans un grand hôtel à l’ouest d’Alger.

Une rencontre intervenant dans une conjoncture difficile, notamment sur le plan financier, pour la majorité des pensionnaires de la Ligue 1. Leurs représentants voulaient justement discuter de la crise financière avec la nouvelle équipe fédérale, pour tenter de lui trouver des solutions à même de l’alléger un tant soit peu en cette période de disette. Pour les contenter quelque peu, il a été convenu de leur octroyer une avance sur les droits TV  d’un montant de 2 milliards de centimes pour chaque club. «Les cinq clubs dont les sociétés sont détenues par des entreprises publiques (MCA, JSS, CSC, USMA et CRB) se sont solidarisés avec leurs homologues en différant l’obtention de leurs droits TV jusqu’au recouvrement par la FAF de ses créances auprès de l’EPTV», précise la FAF dans un communiqué publié sur son site. Dans le même chapitre, la FAF a décidé du «report de l’interdiction d’obtenir les licences jusqu’à la prochaine période d’enregistrement afin de permettre aux clubs de mieux gérer la fin de cette saison 2020-2021». Des solutions conjoncturelles, de replâtrage pour éviter la fronde des clubs, en attendant «la réactivation de la commission mixte (MJS, fédération, ligue, clubs professionnels) pour (re)prendre en charge les dossiers problématiques du professionnalisme et réfléchir sur un nouveau modèle économique viable». Toujours les mêmes promesses et les mêmes engagements qui sont restés sans  suite par le passé, en l’absence d’une vision à long terme et une politique sportive bien définie. Du coup, l’on continue à procéder par à-coups en improvisant afin de répondre au plus pressé. A sa décharge, la nouvelle équipe dirigeante vient à peine de s’installer, mais on doute fort qu’elle réussisse là où ses prédécesseurs ont échoué, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. Dans un autre registre, on a évoqué le problème de la représentativité du pays dans les prochaines échéances africaines, sachant que la CAF vient de fixer, comme date butoir, le 30 juin prochain pour lui envoyer la liste des clubs lauréats.  A cette date, le championnat, chez nous, ne sera certainement pas terminé. Du coup, la FAF devrait recourir au système d’indice pour désigner les équipes qui auront l’honneur de disputer les compétitions africaines, la saison prochaine. Elle espère néanmoins que la CAF réponde favorablement à sa demande de repousser l’échéance du 30 juin «sachant que d’autres championnats africains sont dans le même cas que l’Algérie ». Durant cette réunion, l’on a également parlé du possible changement du système de compétition, comme l’a confirmé hier à la presse, le président de la LNF, Abdelkrim Medouar. Un système de compétition qui vient d’être changé et voté par l’assemblée générale de la FAF,  faut-il le rappeler. Ainsi, commence l’effacement du règne de Kheireddine Zetchi. Mais cela ne nous étonne guère.

Ali Nezlioui