Le président de la République insiste sur la cohésion du groupe africain lors des prochaines négociations internationales sur le climat

0
141

Le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a insisté, vendredi à Addis-Abeba, sur la nécessité de préserver la cohésion du groupe africain lors des prochaines négociations internationales sur le climat pour défendre les intérêts communs des pays du continent.

Dans son allocution lors des travaux du Comité des chefs d’Etat et de Gouvernement africains sur le changement climatique (CAHOSCC), lue par le Premier ministre, M. Sifi Ghrieb, le président de la République a souligné « la nécessité de préserver la cohésion du groupe africain lors des prochaines négociations internationales et d’œuvrer pour une transition juste bénéficiant à l’ensemble de nos pays, tout en s’écartant des approches individuelles qui ignorent une réalité immuable dans notre continent ».

« L’adoption d’une position unifiée est la voie idéale pour défendre nos intérêts communs, bâtir des partenariats internationaux et régionaux ambitieux, accroître les financements destinés à nos pays et faciliter le transfert technologique pour faire face au dilemme climatique persistant », a soutenu le président de la République. Cette approche, a-t-il dit, doit tenir compte des circonstances nationales et des capacités disparates des pays africains, notamment à la lumière du recul notable du financement international, soulignant que « face aux difficultés croissantes rencontrées par nos économies dans les équations climatique et commerciale, il est devenu impératif d’adopter une démarche qui réponde réellement à nos besoins et qui encourage les initiatives régionales et continentales ainsi que la coopération Sud-Sud ». Comme contribution à cet effort continental, l’Algérie a travaillé pour le lancement d’une initiative visant à créer une force civile africaine pour faire face aux catastrophes naturelles, « assurant une réponse immédiate et efficace et apportant le soutien nécessaire aux pays impactés », a poursuivi le président de la République.

« Notre continent a toujours été une source intarissable de richesses, dont les peuples ont été privés des décennies durant, en raison de politiques coloniales racistes », a-t-il rappelé, soulignant qu' »il lui appartient aujourd’hui d’occuper la place qui sied à son potentiel et à son histoire, à la lumière d’un système international multilatéral aspirant à réaliser la justice climatique et à garantir le droit au développement ». Pour atteindre cet objectif, le président de la République a expliqué que tous les pays du continent doivent faire en sorte que les acquis en matière de développement ne se perdent pas dans le flux des mutations géopolitiques effrénées, notant que l’Algérie, pour sa part, est « prête à contribuer par tous ses moyens à la réalisation de ce noble objectif ».

Le respect effectif des engagements climatiques est « tributaire de la réalisation d’une véritable justice climatique, incarnant les principes d’équité et de responsabilités communes, mais différenciées, ainsi que de la nécessité pour les pays développés de mener les efforts mondiaux, en réduisant leurs émissions et en fournissant le soutien financier et technologique nécessaire aux pays en développement, notamment africains », a ajouté le président de la République.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici