La JSK a décidé de libérer six joueurs dont la plupart ont été des cadres la saison écoulée, à l’instar de Nabil Saâdou, Amir Belaili, Walid Bencherifa ou encore Toufik Addadi.
De l’autre côté, le club kabyle compte miser sur des éléments inconnus au bataillon, la saison prochaine, ou du moins évoluant jusque-là, dans les paliers inferieurs à l’image de Lyes Fayçal Haddouche (CRB Dar El-Beïda), Juba Aguieb (ES Ben Aknoun), Kerroum Ahmed (ASM Oran), et Mahdi Ferrahi (RCK). Est-ce la nouvelle politique du club prônée par son président, le truculent Cherif Mellal, de ne compter que sur des jeunes et de se débarrasser des «vedettes» ? Ou est-ce un problème financier qui empêche la JSK de pouvoir assurer des salaires conséquents aux joueurs expérimentés ? Il y a un peu des deux. Cela dit, les décisions prises par la direction du club ont surpris plus d’un, notamment les supporters, dont certains, peu nombreux il faut le dire, ont manifesté, Hier devant le siège du club à Tizi-Ouzou, pour demander le départ du président. Il faut dire que Cherif Mellal ne cesse de défrayer la chronique. Il a au sein de la grande famille de la JSK, ses partisans et ses détracteurs. Ses sorties médiatiques ne laissent personne indifférent. Dernièrement, il s’est attaqué à la FAF, en contestant vigoureusement l’arrêt du championnat. Cela lui a valu une convocation devant la commission de discipline de la Ligue de football qu’il devait honorer aujourd’hui. Mais le patron de la JSK a envoyé, hier, un certificat de maladie, pour justifier à l’avance son absence. A cause de son franc-parler, parfois à raison, parfois à tort, Mellal est souvent dans le collimateur des instances sportives. Ses détracteurs sont nombreux, au sein même de la JSK, au point qu’on ne donne pas chère de sa peau. Certains observateurs pensent que ses jours sont comptés à la tête de la JSK. C’est ce qu’on disait néanmoins la saison dernière. N’empêche, Mellal a résisté à toutes les secousses et manœuvres pour le destituer. Son club avec des ressources limitées et un effectif tout juste moyen, a fini son parcours à la quatrième place. Le président de la JSK pensait même pouvoir finir le championnat à la première place, si celui-ci n’a pas été arrêté. Qu’en sera-t-il la saison à venir ? Il faut dire que la JSK prend énormément de risques en réduisant son effectif déjà très limité. Se passer de ses tauliers au moment où ses rivaux se renforcent, pourrait lui jouer des mauvais tours. Par ailleurs, les supporters commencent à s’agacer en voyant leur club jouer seulement les faire-valoir. Le dernier titre de champion remporté par les Canaris remonte à 12 ans. Ce qui est une éternité pour un club comme la JSK qui a longtemps régné sur le football national détenant le record des consécrations en championnat avec 14 titres. Mais la concurrence pousse derrière. Si dans quelques années, la JSK ne renoue pas avec le succès, son record sera menacé. Elle ne peut plus dormir sur ses lauriers, même s’il lui sera difficile de retrouver le faste d’antan…
Ali Nezlioui






