
Les efforts diplomatiques internationaux pour freiner l’escalade militaire dans la région du Moyen-Orient et du Golfe, se poursuivaient afin de parvenir à l’apaisement et éviter la propagation de la guerre dont les conséquences seraient dévastatrices pour la sécurité de la région.
Au dixième jour de cette escalade marquée par la poursuite des attaques Israélo-amécricaine ,des échanges de frappes aériennes et de tirs de missiles, le Qatar a insisté par la voix de son émir, Cheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, sur l' »urgence de contenir la crise et de redoubler d’efforts diplomatiques pour y mettre un terme », ‘après l’agence de presse qatarie QNA qui rapporte que L’émir qatari a souligné aussi « les graves répercussions que cette escalade pourrait entraîner pour la sécurité et la paix internationales » et la nécessité de « soutenir les solutions politiques de nature à résoudre les tensions actuelles et à empêcher toute nouvelle escalade ».Pour sa part, le ministère omanais des Affaires étrangères a mis en garde contre « le risque d’une escalade du conflit et de conséquences indésirables dans la région ». Il a appelé toutes les parties à « suspendre immédiatement les opérations militaires », à faire preuve de « retenue » et au « respect des solutions diplomatiques ».De son côté, le ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Immigration et des Affaires des Egyptiens à l’étranger a appelé à « la désescalade, à faire prévaloir la raison et à reprendre les négociations et les voies diplomatiques afin d’éviter davantage de chaos » dans la région. Par le biais de son président Recep Tayyip Erdogan, la Turquie a plaidé pour le dialogue en vue d’apaiser la tension dans la région du Moyen-Orient et du Golfe, tout en avertissant que ces derniers développements « pourraient gravement nuire à la stabilité régionale et mondiale ».Dans le même contexte, la Chine a appelé, par voix de son ministre des Affaires étrangères, Wang Yi, à « une cessation immédiate des opérations militaires au Moyen-Orient pour empêcher une nouvelle escalade et éviter la propagation du conflit. « C’est une guerre qui n’aurait pas dû avoir lieu et une guerre qui ne profite à aucune partie », a-t-il aussi déclaré avant de souligner que « la force n’est pas la solution et les hostilités ne pourront que nourrir la haine ». Et en Afrique du Sud, le ministère des Relations internationales et de la Coopération a, dans un communiqué, appelé toutes les parties concernées à « faire preuve de la plus grande retenue, privilégier la désescalade, éviter toute nouvelle confrontation et à reprendre les négociations par le biais de mécanismes multilatéraux existants sous l’égide des Nations unies ».Sur le plan économique, plusieurs pays ont pris des mesures pour protéger leurs économies, sécuriser l’énergie et limiter l’impact de l’escalade de la situation dans la région. Dans ce sillage, la Kuwait Petroleum Corporation (KPC) a annoncé samedi avoir invoqué « la force majeure » en raison de l’escalade des tensions au Moyen-Orient et des menaces persistantes pesant sur ses exportations de pétrole via le détroit d’Ormuz. Ainsi, les réductions de production au Koweït ont débuté le 7 mars au matin, à hauteur d’environ 100.000 barils par jour, et devraient tripler ce dimanche. D’éventuelles réductions supplémentaires dépendront du niveau des stocks et de la situation dans le détroit d’Ormuz, d’après KPC.En ce qui concerne la navigation aérienne, Qatar Airways a indiqué qu’elle continuait de suspendre temporairement ses vols en raison de la fermeture persistante de l’espace aérien du pays, précisant qu’elle reprendra ses opérations dès l’annonce de l’Autorité générale de l’aviation civile du Qatar concernant la réouverture sécurisée de l’espace aérien, conformément à l’approbation des autorités compétentes.De son côté, l’Autorité de l’aviation civile irakienne a annoncé la prolongation de la fermeture de l’espace aérien irakien à tous les avions en provenance, à destination ou en survol, pour 72 heures supplémentaires à compter de samedi.





