C’est l’une des missions que lui a été confiée à la signature de son contrat avec la FAF : suivre de près le football local avec un œil d’expert et identifier ses manques et lacunes pour pouvoir y remédier dans la mesure du possible.

Vladimir Petkovic n’a pas chômé dans ce registre, puisque depuis qu’il est installé à la tête de la sélection nationale, il a rendu visite à 14 clubs de la Ligue 1. Il a pu, du coup, se faire une idée sur la méthode d’entrainement des équipes de l’élite et inspecter les installations sportives qui varient d’un club à un autre. Et comme le rapporte le site spécialisé « la gazette du fennec », le coach national a été séduit par les qualités techniques des joueurs de la Ligue 1, mais déplore les conditions d’entraînement peu favorables à leur épanouissement chez la majorité des pensionnaires de l’élite. Il estime par ailleurs, qu’ils ne sont pas bien suivis méthodologiquement ce qui les empêche d’évoluer au niveau supérieur. En somme, l’approche des clubs manque de professionnalisme, sans oublier le fait important que la majorité des clubs s’entrainent sur du gazon synthétique, ce qui affecte négativement le développement des joueurs et ne leur permet pas d’évoluer correctement.Il faut dire que le constat du coach national n’a rien d’original ou d’extraordinaire. Son expertise n’apporte rien de nouveau, tous les techniciens et les spécialistes qui suivent de près le football local, l’ont déjà fait par le passé. Il peut aussi éventuellement faire le même constat sur la formation qui laisse beaucoup à désirer, Petkovic n’aura pas pour autant inventé le fil à couper le beurre. Mais peut-être que son avis en tant que technicien étranger reconnu et entraîneur national, sera mieux pris en considération par les décideurs. Car, comme on l’a souvent évoqué dans ces colonnes, le football local a besoin d’une prise en charge sérieuse et un investissement dans les infrastructures pour faire un bond dans le modernisme. Une volonté politique d’une part et la liberté d’initiative de l’autre, une dichotomie nécessaire pour sortir du marasme et de la médiocrité ambiante.Chez nous la pâte existe, mais ils sont rares les joueurs ayant pu percer au plus haut niveau. La faute à une mauvaise prise en charge à tous les niveaux et à toutes les étapes y compris sur le plan pédagogique. L’instruction et l’enseignement des jeunes footballeurs est un aspect important voire incontournable si on veut percer au plus haut niveau. Des aspects négligés chez nous sur lesquels il faudra également se pencher. Il est temps de redéfinir les priorités et de ne plus gaspiller l’argent du contribuable dans les transferts faramineux des joueurs. Un puits sans fond qui fragilise encore davantage nos clubs.

Ali Nezlioui 

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