Festival du film méditerranéen à Annaba: Le film tunisien « Les fillesd’Olfa » attire un nombreux public

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Le film tunisien « Les filles d’Olfa », réalisé par Kaouther Ben Hania, projeté samedi en soirée à Annaba dans le cadre du Festival du film méditerranéen (24-30 avril), a attiré un public très nombreux constitué de familles, de jeunes gens et d’amateurs du 7ème art.

La projection de ce long-métrage documentaire, réalisé en 2023 et présenté pour la première fois en Algérie dans le cadre du programme « Perle de la Méditerranée », consacré aux productions féminines des pays du pourtour méditerranéen, a été marquée par la présence d’une des actrices distribuées dans ce film, Nour Karoui en l’occurrence. Cette œuvre cinématographique, projetée dans la salle de spectacles du Théâtre régional Azzedine-Medjoubi, inspirée d’une histoire vraie, celle d’Olfa et de ses quatre filles dont les deux aînées disparaissent un jour. La vraie mère (Olfa Hamrouni) témoigne, dans ce documentaire, de la disparition de sa fille, puis de celle de sa sœur cadette, ce qui a conduit à la dislocation de la famille. Cette production, qui, au départ, ne devait être qu’un documentaire, a finalement fait appel à des actrices professionnelles (pour pallier l’absence des filles absentes), dont Nour Karoui et Hind Sabri, cette dernière campant le personnage de la mère dans les scènes difficiles. Le film d’une durée de 110 mn, qui combine entre le documentaire et le long-métrage de fiction, lève le voile sur l’histoire d’Olfa et de ses filles, et met en avant, sous la direction éclairée de Kaouther Ben Hania, la douleur d’une mère, les vertus de la sororité, l’espoir qui persiste vaille que vaille et les effets des mutations sociales. En plus des « Filles d’Olfa », le programme « Perle de la méditerranée » comprend la projection de quatre autres œuvres cinématographiques de réalisatrices méditerranéennes, telles que « Iman » de Korinna Avraamidou (Chypre), « Jeanne Du Barry », de Maiwenn (France), « La Chimère », d’Alice Rohrwacher (Italie) et « Anatomie d’une chute », de Justine Triet (France). Le festival d’Annaba du film méditerranéen se poursuit avec la projection des films en compétition, en lice pour « La gazelle d’Or », dans les catégories des longs-métrages de fiction, des courts-métrages et des documentaires, en plus de projections spéciales, hors-compétition. Plus de 70 films, au total, représentant 18 pays méditerranéens, seront projetés tout au long de cette manifestation culturelle.

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