Equipe nationale: Le sursaut salvateur des Verts

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En football, tout peut aller très vite dans un sens comme dans l’autre. Avant d’aborder ses deux rendez-vous du mois de juin, comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde, l’équipe nationale était plutôt dans une position confortable en ayant fait le plein au préalable, remportant ses deux premières rencontres de son groupe.

Mais il a suffi d’une défaite à domicile contre la Guinée pour tout remettre en question : le nouvel entraîneur, les joueurs et surtout ses chances de qualification. Par conséquent, on ne donnait pas cher de sa peau avant son déplacement en Ouganda, craignant le pire pour la bande de Petkovic. Des appréhensions confirmées tout au long de la première période à l’issue de laquelle les Verts étaient en retard au score (0 – 1), en étant une nouvelle fois complètement à côté de la plaque.Et puis, il y a eu la deuxième mi-temps au cours de laquelle les camarades d’Amoura sont parvenus à renverser la vapeur. Comme par enchantement, ils ont retrouvé quelques-unes de leurs qualités, leur vivacité et surtout leur efficacité pour l’emporter 2 à 1, grâce à deux réalisations signées Aouar et Benrahma, deux joueurs toujours en attente de la confirmation de leur immense talent. Comme la sélection, d’ailleurs. Est-ce un signe de la providence, est-ce le déclic tant attendu ? Il reste que l’équipe nationale s’est complètement relancée. Un succès grâce auquel elle se maintient au sommet de son groupe et redevient le favori numéro un pour la qualification au Mondial. D’autant que le même jour, son rival le plus dangereux et son bourreau d’il y a quelques jours, à savoir la Guinée, s’est incliné contre toute attente chez lui devant le Mozambique (0 -1). Visiblement, tout a souri aux Verts, ce lundi. Ils ne pouvaient rêver d’un meilleur scénario. Désormais, ils partagent le fauteuil de leader avec seulement le Mozambique, avec neuf points chacun, alors qu’ils étaient quatre équipes à partager la première place à l’issue de la troisième journée. Les poulains de Petkovic tiennent toutes les cartes en main pour se qualifier à condition de tirer les enseignements de ce qui s’est passé durant cette semaine riche en émotions. Il faut savoir rester humbles tout en étant déterminé à ne pas lâcher le morceau.Certes, on n’est loin d’avoir retrouvé l’équipe d’Algérie conquérante, mais il faut profiter de ces circonstances favorables pour en tirer un maximum de bénéficiesPlus que le jeu, la tactique ou les joueurs, parfois à ça se joue au mental. Le coach a pu le vérifier sur les deux matchs contre la Guinée et l’Ouganda. « Le mental, on y travaille souvent. Parfois ça marche, parfois non. Nous avons commis deux ou trois fautes et on l’a encore vérifié, on le paye cash », a-t-il indiqué durant sa conférence de presse d’après-match. Petkovic a également parlé de ce qui s’est passé durant la pause aux vestiaires.  « Nous avons parlé avec les joueurs à la mi-temps et on a dit que la deuxième période doit être meilleure. Il fallait oublier ce qui s’est passé et tout donner. Nous avons réussi grâce à notre qualité. Si on regarde la première période du premier match et celle d’aujourd’hui, on aurait dit qu’on n’a jamais joué ensemble. Mais nos deuxièmes périodes étaient différentes. Contre la Guinée, nous avons bien joué, mais on n’a pas marqué. Aujourd’hui, ça a mieux bougé, on a été plus actifs », analyse-t-il. Comme quoi tout se passe dans la tête, à fortiori quand on possède des joueurs de qualité, mais qui doutent de leurs capacités.A présent, le coach sait à quoi s’en tenir. Ces deux matchs ont été sûrement une riche expérience pour lui et pour son staff. En plus, il aura un peu de répit et surtout du temps pour préparer son groupe, sachant que le prochain rendez-vous qualificatif au Mondial est prévu pour le mois de mars 2025. D’ici là, beaucoup d’eau aura coulé sous les ponts…

Ali Nezlioui

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