Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a présenté ses condoléances suite au décès du moudjahid Mohamed Ali Haroun, exprimant sa profonde tristesse et son chagrin face à cette perte.
Dans son message de condoléances, le Président de la République a affirmé que le défunt avait été l’un des premiers combattants et responsables de la Fédération du Front de libération nationale en France, où il avait assumé de multiples fonctions dans les domaines politique et médiatique, outre sa contribution au travail diplomatique et au financement de la bienheureuse révolution de libération. Le président Tebboune a ajouté que le défunt était un négociateur instruit et compétent, un auteur et un témoin privilégié des événements, ainsi qu’un avocat et une figure juridique de premier plan ayant défendu des détenus et des militants algériens devant les tribunaux français. L’histoire retiendra son engagement national, depuis son mandat à l’Assemblée constituante jusqu’à la fin de sa carrière d’homme d’État, de ministre et de membre du Haut Conseil d’État.En conclusion de son message de condoléances, le Président de la République a présenté ses plus sincères condoléances et sa profonde sympathie à la famille du défunt, à ses compagnons moudjahidines et à ses camarades moudjahidines, priant Dieu Tout-Puissant de lui accorder sa miséricorde et une place au Paradis, et d’inspirer à sa famille et à ses proches, patience et réconfort.
Ali Haroun tire sa révérence
Le moudjahid et ancien membre du Haut Comité d’État (HCE), Mohamed Ali Haroun, s’est éteint à l’âge de 99 ans, a annoncé ce samedi 24 octobre 2026 la Télévision publique (EPTV). Parmi les figures du mouvement national, le défunt a marqué l’histoire du pays par son engagement durant la guerre de Libération nationale et, par la suite, les responsabilités qu’il a assumées après l’indépendance, notamment durant les années quatre-vingt-dix. Né en 1927 à Alger, Ali Haroun, qui s’est engagé dans la lutte pour l’indépendance, a participé à l’organisation de l’action du Front de libération nationale (FLN) en France, étant désigné responsable politique de la Fédération de France du FLN. Le défunt a également siégé, entre 1960 et 1962, au Conseil national de la Révolution algérienne (CNRA). Après l’indépendance, et après un passage en tant que membre élu de l’assemblée constituante de 1962 à 1963, Ali Haroun poursuit son parcours en tant qu’avocat au barreau d’Alger, s’éloignant des responsabilités gouvernementales pendant plusieurs années. Il revient au premier plan de la vie publique au début des années 1990, alors que le pays est entré dans une phase extrêmement délicate. Après avoir été nommé ministre délégué aux Droits de l’homme en 1991, il rejoint, en janvier 1992, le Haut Comité d’État. Une instance collégiale mise pour faire face à une crise institutionnelle, et qui était chargée d’exercer les prérogatives présidentielles. Le défunt y a siégé jusqu’à 1994.Ali Haroun est également l’auteur de plusieurs ouvrages historiques, dont « La 7e Wilaya, la guerre du FLN en France 1954 et 1962 ». En 2022, Mohamed Ali Haroun a été décoré de la haute distinction de l’Ordre du Trésor sacré, Rayons d’or en sautoir, de l’empereur du Japon, « en reconnaissance à sa contribution dans le développement des relations entre l’Algérie et le Japon ».Ainsi, c’est un acteur de la lutte de libération et un ancien responsable de l’État, ayant assumé des responsabilités notamment durant l’une des périodes les plus difficiles qu’a traversé le pays, qui disparaît.






