La Banque mondiale a relevé ses prévisions de croissance de l’économie algérienne pour l’année 2026 à 3,7 %, selon sa dernière publication consacrée à la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord pour le mois d’avril. Cette révision traduit une amélioration des perspectives économiques du pays dans un contexte régional marqué par des incertitudes.
L’institution financière internationale précise que cette nouvelle estimation représente une hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport aux prévisions établies en janvier, plaçant l’Algérie parmi les trois pays de la région ayant bénéficié d’une révision à la hausse de leurs perspectives de croissance. Selon la Banque mondiale, cette dynamique s’explique notamment par la progression des recettes d’exportation, appelée à contribuer à l’amélioration des équilibres extérieurs du pays. Elle souligne également que l’économie algérienne continue d’afficher des signes de résilience notables, soutenue par la performance des secteurs hors hydrocarbures. L’activité économique non pétrolière a ainsi maintenu un rythme soutenu en 2025, portée par une accélération de l’investissement et un renforcement de la consommation, confirmant l’émergence progressive de nouveaux moteurs de croissance.
Par ailleurs, l’institution relève un recul significatif du taux d’inflation, désormais à des niveaux plus modérés, ce qui reflète une amélioration de la stabilité macroéconomique et du pouvoir d’achat des ménages. La Banque mondiale met également en avant une évolution positive du marché du travail, marquée par la création de centaines de milliers d’emplois et une baisse du taux de chômage, signes d’une dynamique économique interne en consolidation. Malgré ces performances, elle souligne que des défis structurels persistent, notamment en lien avec la nature du modèle de croissance, appelant à la poursuite des réformes pour consolider durablement les acquis enregistrés.
Hakim R






