La protection juridique des ressources en eau a constitué le thème générique d’une conférence nationale tenue, hier à l’Université d’Oran 2 Mohamed-Benahmed, sous le titre « Protection juridique de l’eau dans le contexte du changement climatique».
Organisée par le Laboratoire de droit économique et environnemental de la Faculté de droit et des sciences politiques, cette rencontre a abordé plusieurs sujets scientifiques liés au cadre juridique de la protection de l’eau, aux défis posés par le changement climatique à la sécurité hydrique et au développement durable en Algérie, au rôle des institutions nationales dans la garantie de la sécurité hydrique et aux mécanismes d’adaptation législative pour relever ces défis. Dans ce cadre, la présidente de cette rencontre, Dr Khader Soumia, a souligné que cette rencontre met l’accent sur l’importance de renforcer la protection juridique de l’eau en tant que ressource stratégique face aux changements environnementaux et climatiques actuels, soulignant le rôle de la législation dans la rationalisation de la consommation de l’eau et la lutte contre sa pénurie et sa pollution. Pour sa part, le Dr Berbih Mahieddine, chef du département de droit privé de la faculté de droit et des sciences politiques, a affirmé que le législateur algérien a élaboré des textes de loi spécifiques pour la protection des ressources en eau, notamment par le biais de la réforme constitutionnelle de 2020, et plus précisément de l’article 13.Cet article constitue une consécration juridique de la protection de l’eau et un engagement envers les accords internationaux qui garantissent le droit humain à l’eau potable, compte tenu de l’impact négatif de la pollution et du changement climatique sur la quantité et la qualité des ressources en eau superficielles et souterraines.Par ailleurs, le Dr Khadhouma Abdelkader, professeur à l’Université d’Oran 2, a mis en lumière la Convention des Nations Unies de 1997 sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation. Cette convention vise à réglementer l’utilisation de ces voies navigables et à promouvoir la coopération entre les Etats.Il a souligné son efficacité face aux défis climatiques, tout en insistant sur la nécessité de réviser certaines de ses dispositions, compte tenu de l’aggravation du changement climatique et de ses effets multiplicateurs, notamment sur les ressources en eau.Plusieurs communications scientifiques ont été présentées lors de la conférence, dont : » L’adaptation à l’eau comme mécanisme de gouvernance de l’eau « , » Le changement climatique et son impact sur le développement agricole en Algérie » et » Rationaliser l’utilisation de l’eau dans les villes intelligentes face au changement climatique « , ainsi que d’autres interventions liées à ce thème.
Kaddour Lehouari






