Café et thé: Un allié contre le déclin cognitif ?

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Bonne nouvelle pour les amateurs de café et de thé : leur consommation modérée pourrait contribuer à préserver les fonctions cognitives et réduire le risque de démence. C’est ce que révèle une vaste étude publiée en février 2026 dans la revue scientifique JAMA, menée sur une période de 43 ans auprès de plus de 131 000 participants.

Les résultats montrent qu’une consommation quotidienne de deux à trois tasses de café ou d’une à deux tasses de thé est associée à un ralentissement du déclin cognitif, ainsi qu’à une meilleure préservation des capacités intellectuelles avec l’âge. Le café, en particulier, offrirait non seulement un effet stimulant contre la fatigue, mais pourrait également protéger le cerveau, à condition de ne pas être consommé sous forme décaféinée. Selon le professeur Aladdin Shadyab, de l’Université de Californie à San Diego, cette étude de grande ampleur et de longue durée met en évidence un lien entre la consommation régulière de café et une diminution du risque de démence. Les participants, âgés pour la plupart entre 45 et 55 ans au début de l’étude, ont été suivis sur plusieurs décennies, avec des évaluations régulières portant sur leur alimentation, leur état de santé et leurs habitudes de vie. Au cours de cette période, un peu plus de 11 000 personnes ont développé une démence. L’analyse des données a permis de constater que les individus consommant entre une et cinq tasses de café par jour présentaient un risque réduit de 18 % par rapport à ceux qui en consommaient rarement ou pas du tout. De leur côté, les consommateurs de thé contenant de la caféine, à raison d’au moins une tasse par jour, affichaient un risque inférieur d’environ 15 %. Les participants ayant une consommation régulière de ces boissons ont également présenté un déclin cognitif plus lent et obtenu de meilleurs résultats lors de tests évaluant les capacités mentales. Les chercheurs ont par ailleurs relevé que les effets bénéfiques de la caféine semblent s’observer aussi bien chez les personnes présentant un risque génétique élevé que faible de développer une démence. Ces résultats viennent compléter des travaux antérieurs qui avaient déjà suggéré un rôle protecteur de certains composés présents dans le café et le thé, tels que les polyphénols et la caféine. Ces substances sont connues pour leurs effets anti-inflammatoires et leur capacité à limiter les dommages cellulaires, deux facteurs impliqués dans le vieillissement cérébral. Toutefois, les études précédentes étaient souvent limitées par leur durée ou par un manque de données sur les habitudes de consommation à long terme. En revanche, l’étude souligne que le café décaféiné ne semble pas offrir les mêmes bénéfices, ce qui renforce l’hypothèse d’un rôle central de la caféine dans la protection des fonctions cognitives. Les chercheurs mettent néanmoins en garde contre une consommation excessive. Au-delà de deux à trois tasses de café et d’une à deux tasses de thé par jour, les effets bénéfiques semblent s’atténuer. Selon le Dr Daniel Wang, coauteur principal de l’étude, cette limite pourrait s’expliquer par la capacité de l’organisme à métaboliser les composés bioactifs présents dans ces boissons. Faut-il pour autant encourager les personnes qui ne consomment ni café ni thé à s’y mettre ? Les auteurs restent prudents. Le professeur Shadyab souligne que ces résultats doivent avant tout rassurer ceux qui s’interrogent sur l’impact de leur consommation. Le Dr Wang rappelle, de son côté, que l’étude reste observationnelle et que ses conclusions, bien qu’encourageantes, ne constituent pas une preuve définitive. En définitive, la consommation de café ou de thé caféiné peut être considérée comme un facteur parmi d’autres contribuant au maintien des fonctions cognitives avec l’âge, aux côtés d’un mode de vie sain et équilibré.

Neila M

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