L’équipe nationale l’a échappé belle hier face au Burundi. Elle est parvenue néanmoins à arracher un point précieux, presque inespéré, lors de la deuxième journée des éliminatoires de la CAN 2027.
Débuts catastrophiques des Verts au stade Intwari de Bujumbura, copieusement garnis, contre le Burundi. On ne s’attendait guère à un pareil scénario au cours duquel les poulains de Brahim Hemdani se sont vite retrouvés menés au score. Ils ont encaissé deux buts coup sur coup à la 4’ et à la 11’, sur des erreurs défensives grossières. La première sur une passe en retrait appuyée de Chaïbi qui a pris à défaut son propre gardien Mastil, trompé par le rebond du ballon sur la pelouse synthétique à laquelle visiblement il n’est pas habitué. Le deuxième but des locaux est survenu suite à une mauvaise appréciation du capitaine Bensebaini, en dernier défenseur. Il se fait chiper le ballon par le virevoltant Jean Claude Girumugisha qui est allé ensuite battre le gardien algérien en éliminant d’un crochet et de fort belle manière, le retour de Hadjam. Un coup de massue pour les Verts qui ont du mal à rentrer dans le match. Les Burundais continuaient à être dangereux notamment par l’entremise leur ailier intenable Girumugisha. L’attaquant du Ahly Tripoli a donné du fil à retordre à la défense algérienne. Au fil des minutes, les camarades de Maza ont retrouvé quelque peu leur esprit, même ils n’étaient pas complètement sereins. Mais il fallait bien réagir et remettre les choses en place. Ils ont essayé d’avoir le monopole du ballon pour maîtriser et contrôler le jeu, mais leurs passes approximatives les ont empêchés de dominer les débats. Ils ont quand même réussi à réduire la marque, suite à un ballon mal dégagé par la défense du Burundi, exploité par Belloumi dont le tir du gauche, dans la surface de réparation, a fait mouche (29’). Du coup, le match était relancé. Toutefois, les Algériens n’ont pas réussi à créer d’autres occasions avant la pause. Ils semblaient quelque peu amorphes, à l’image de Boulbina et Chiakha transparents, et désorganisés sur le terrain. Pour cette rencontre, le coach a choisi un onze légèrement différent de celui qui a donné la réplique à la Zambie. Abada a remplacé Chergui dans l’axe de la défense. Abdelli a été titularisé d’entrée aux dépens de Zorgane, mais ce dernier a retrouvé sa place juste avant la mi-temps suite à la blessure du milieu marseillais. Contre toute attente, Hemdani a choisi Boulbina sur le flanc gauche de l’attaque préféré à Amoura. Visiblement, le coach national a essayé d’incorporer un maximum de joueurs ayant l’habitude d’évoluer sur une pelouse synthétique. Mais cela n’a pas empêché les Verts d’encaisser deux buts en première période. Après la pause, on s’attendait à un réveil de l’équipe nationale, mais ce sont les Hirondelles qui ont failli ajouter un troisième but fatal après un contre foudroyant de Girumugisha, décidément véritable poison pour la défense algérienne. Mais ce centre intercepté par Nduwumwe trouve à la parade Mastil qui a sauvé son équipe d’un but tout fait (58’). Apparemment, les locaux ont laissé passer leur chance, puisque quelques minutes plus tard, le salut des Verts est venu d’un coup de pied, un coup-franc admirablement transformé par Boulbina, jusque-là effacé, pour remettre les pendules à l’heure (66’). Sans vraiment dominer la rencontre et malgré les errements défensifs, les Algériens sont parvenus à remonter un handicap de deux buts sur des exploits individuels (2 – 2). Le dernier quart d’heure de la partie a été ouvert, les deux équipes pouvaient faire la différence. Les camarades du rentrant Kebbal ont usé de leur technique pour arriver dans la surface adverse, même s’ils ont été souvent gênés par l’état de la pelouse. Quant aux Burundais, ils ont été très dangereux sur les balles arrêtées, notamment les corners. Finalement, le score n’évoluera plus jusqu’au coup de sifflet final de l’arbitre. On ne sait pas ce qu’on doit vraiment penser de ce nul. Favoris devant le Burundi, les Verts ont complètement raté leur entame. Ils ont eu le mérite de ne pas paniquer et surtout de revenir au score. Mais force est de constater que beaucoup de travail attend le nouveau staff technique, particulièrement au niveau de l’arrière-garde, où on a remarqué une déconnexion totale entre les défenseurs (mauvais alignement, mauvaise anticipation et beaucoup de fébrilité). Un axe à travailler dans les semaines à venir. Côté positif, les Verts n’ont jamais renoncé, malgré un handicap de deux buts concédés à l’extérieur. Une belle réaction en somme en attendant mieux.
Ali Nezlioui






