Bana, la fillette qui tweetait depuis Alep, forcée de fuir

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Bana, une petite syrienne qui raconte sa vie sous les bombardements d’Alep est suivie par 211 000 personnes sur Twiter, elle a dû fuir à l’approche des bombardements. Cette petite Syrienne, Bana Al Abed, devenue un phénomène sur les réseaux sociaux en «tweetant» sa vie à Alep-Est bombardé, a dû quitter sa maison. Mais elle «va bien», a affirmé son père, hier. « Notre maison a été endommagée par un bombardement» ces derniers jours, a indiqué au téléphone Ghassan Al Abed. Avec l’aide de sa mère Fatemah, Bana, 7 ans, avait commencé le 23 septembre à tweeter en anglais lors d’une violente campagne de bombardements pour reprendre la partie Est d’Alep. Le compte est resté silencieux pendant 24 heures, suscitant l’inquiétude de la Twittosphère avec le lancement, notamment du hashtag #WhereisBana (Où est Bana). Mais la mère s’est manifestée de nouveau lundi soir en tweetant «On est attaqué. Il n’y a nulle part où aller, chaque minute la mort nous guette. Priez pour nous. Au revoir». Mère et fille avaient écrit une série de tweets, parfois dans un anglais approximatif, décrivant le calvaire que vivent les 250 000 personnes assiégées depuis juillet et soumis à d’intenses bombardements aériens et d’artillerie. Les tweets comprenaient des photos et des vidéos de bombardements ou de Bana en train de lire. Le sort de Bana a ému des milliers d’internautes qui y ont vu un symbole du drame des civils à Alep-Est. La fillette avait, notamment attiré l’attention de l’auteur britannique J.K. Rowling qui lui a offert Harry Potter sous forme électronique.