Après l’adoption par le Conseil de sécurité d’une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat à Ghaza: Les efforts de l’Algérie hautement salués

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 Les efforts de l’Algérie qui ont abouti à un cessez-le-feu immédiat à Ghaza ont été largement salués par la communauté internationale.

A l’initiative de l’Algérie, appuyée par les autres membres élus, le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté, lundi dernier, par un total de quatorze voix pour, une résolution exigeant un cessez-le-feu immédiat à Ghaza pendant le mois de Ramadhan. Cela fait suite à la proposition, par les membres élus du Conseil (Groupe des 10), d’un nouveau projet de résolution après l’échec de la proposition américaine, vendredi dernier. L’Algérie a mené d’intenses négociations ces deux derniers jours, au cours desquels elle a rédigé une proposition succincte traitant des éléments les plus complexes, y compris un cessez-le-feu immédiat conduisant à un cessez-le-feu permanent, la libération de tous les détenus et la garantie de l’acheminement de l’aide humanitaire et des besoins médicaux. La résolution insiste sur la nécessité urgente d’étendre l’acheminement de l’aide humanitaire aux civils et de renforcer leur protection dans l’ensemble de la bande de Ghaza, et exige à nouveau la levée de toutes entraves à la fourniture d’une aide humanitaire à grande échelle, conformément au droit international humanitaire. Le Représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies, Amar Bendjama, a affirmé que l’Algérie espérait voir toutes les parties respecter la résolution adoptée par le Conseil de sécurité et exigeant un cessez-le-feu immédiat à Gaza, soulignant qu’il était du devoir de l’organe onusien de garantir l’application de ses résolutions. Il a rappelé que l’Algérie s’était engagée à saisir à nouveau le Conseil de sécurité et à ne ménager aucun effort pour que ce dernier assume ses responsabilités. « La voici de retour aujourd’hui, accompagnée de tous les pays élus, portant un message clair au peuple palestinien: la communauté internationale, dans toutes ses composantes, ressent vos souffrances et ne vous a pas abandonné ». Il a relevé que l’adoption de cette résolution « n’est que le début du chemin vers la réalisation des aspirations du peuple palestinien », ajoutant que « l’Algérie espère voir toutes les parties respecter cette résolution pour que cessent, séance tenante et sans conditions, l’effusion de sang et les souffrances ». Et de souligner qu’il était du devoir du Conseil de sécurité de garantir l’application de ses résolutions. Bendjama a, par ailleurs, assuré que l’Algérie, conformément aux directives du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, retournera à nouveau au Conseil de sécurité pour poursuivre ses efforts afin que l’Etat de Palestine accède à la place qui lui sied en tant que membre à part entière et souverain de l’ONU. Fidèle à ses principes directeurs et sa doctrine résolument aux côtés des peuples opprimés et en quête de liberté et de justice, l’Algérie, membre non permanent du Conseil de sécurité, œuvre inlassablement pour mettre un terme à la souffrance et au martyr des Palestiniens à Ghaza, qui perdurent depuis bientôt cinq mois.Pour rappel, les membres du Conseil de sécurité avaient approuvé à l’unanimité un projet de déclaration à la presse proposé par l’Algérie, exhortant notamment l’entité sioniste à « maintenir ouverts les postes frontaliers pour permettre à l’aide humanitaire d’entrer à Ghaza », à « faciliter l’ouverture de points de passage supplémentaires pour répondre aux besoins humanitaires à grande échelle » et à « soutenir l’acheminement rapide et sûr des articles de secours à la population dans toute la bande de Ghaza ». Ils avaient, en outre, souligné « la nécessité de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les civils et les infrastructures civiles », insistant sur l’impératif respect du droit international, du droit international humanitaire et du droit international des droits de l’Homme.Le Conseil de sécurité a aussi appelé à s’abstenir de priver la population civile dans la bande de Ghaza des services de base et de l’assistance humanitaire indispensables à sa survie, exprimant sa « profonde préoccupation quant à l’estimation du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) selon laquelle les 2,2 millions d’habitants de Ghaza seraient confrontés à des niveaux alarmants d’insécurité alimentaire aiguë ». Les attaques impunies de l’armée sioniste contre des civils palestiniens affamés et ses tentatives de couper nette l’entrée de l’aide humanitaire à Ghaza dévoilent le sadisme et le cynisme de l’entité sioniste tout comme la complicité et l’indifférence de ses alliés.L’Algérie avait plaidé récemment, par la voix de son ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Ahmed Attaf, pour l’adoption d’une nouvelle approche visant à relancer l’option de la paix et parvenir à un règlement « équitable et inclusif » de la cause palestinienne, mettant l’accent sur l’impératif de riposter fermement aux appels sionistes rejetant ouvertement la solution à deux Etats, appuyée par la Communauté internationale comme règlement équitable, viable et définitif du conflit au Proche-Orient. M. Attaf a également souligné qu' »il est tout aussi impératif de réprimer l’impétuosité de l’occupant et ses illusions quant au ressuscitement du projet du +Grand Israël+ sur les cendres et les décombres du projet national palestinien ». Partant de toutes ces considérations, l’Algérie a réaffirmé sa revendication historique de tenir une Conférence internationale pour la paix, sous l’égide des Nations unies, où il sera convenu de mettre fin au conflit israélo-arabe de manière définitive, conformément aux résolutions de la légalité internationale, et de mettre en œuvre la solution à deux Etats « sous la surveillance rigoureuse, le suivi étroit et la garantie sûre » de la communauté internationale. »Ce qui se passe, aujourd’hui, à Ghaza nous interpelle plus que jamais quant à l’impératif d’accélérer le traitement de l’essence de ce conflit, à travers le renouvellement et l’activation de notre engagement collectif en faveur de la solution à deux Etats, appuyée par la communauté internationale comme règlement juste, viable et définitif », a affirmé M. Attaf.

T. Benslimane

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