Dans un message publié hier sur les réseaux sociaux, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Yacine El-Mahdi Oualid, considère qu’ »il est impossible de bâtir une économie forte avec la culture du «repasser demain» », relevant que « l’agriculture contribue aujourd’hui à hauteur de 15 % du Produit Intérieur Brut (PIB).
Réagissant à son récent échange avec un agriculteur ne possédant pas de carte de fellah, à l’occasion de sa visite dans la wilaya de Blida, le ministre s’est étonné des pratiques bureaucratiques entravant ces professionnels du secteur de l’agriculture.L’agriculteur en question a interpellé le ministre au sujet d’un problème lié à l’absence de ce document. «Je détiens un agrément et un diplôme, mais au moment de récupérer le son de blé, on m’a exigé la carte de fellah», a-t-il expliqué au premier responsable du secteur. «Cette bureaucratie va nous rendre fou», avait réagi le ministre, instruisant les services concernés pour octroyer une carte de fellah à cet agriculteur. Le rôle de l’administration, particulièrement dans le secteur agricole, est de trouver des solutions pour le citoyen, et non de se chercher des justifications, a-t-il souligné dans son message, ajoutant que « tout le monde sait que les bureaucrates excellent dans l’art de «l’argumentation dilatoire» ». C’est pourquoi, poursuit Oualid, « l’une de nos priorités actuelles dans le secteur de l’agriculture est de réduire le poids de l’administration sur les agriculteurs » à travers la simplification des procédures administratives et la suppression de celles qui sont superflues, la numérisation de l’ensemble des parcours administratifs, la fixation de délais précis pour l’examen des dossiers, l’adoption d’indicateurs de performance (KPI) pour tous les responsables au niveau local, l’octroi de plus d’opportunités aux jeunes compétences.
Ali Bacha






