Le ministère de l’Industrie ambitionne de porter la contribution du secteur au Produit Intérieur Brut (PIB) à 13 % au cours de l’année 2027, en se concentrant sur l’approfondissement de l’intégration industrielle, le développement de la sous-traitance et la promotion de l’innovation, parallèlement à l’aménagement de plus de 738 hectares de zones industrielles, dans le cadre des efforts visant à soutenir la production nationale et à diversifier l’économie.
Le ministre de l’Industrie, Farid Kourtel, a confirmé, lors de la présentation du budget du secteur pour l’exercice 2027 devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée Populaire Nationale (APN), que les priorités du ministère résident dans le parachèvement des projets en cours, le développement de l’intégration industrielle, le renforcement de l’infrastructure de la qualité, la promotion de la propriété industrielle, ainsi que la modernisation de la gestion et la digitalisation des procédures.
Le ministre a expliqué que le budget du secteur s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la relance économique et de la diversification industrielle, tout en préservant la durabilité des finances publiques en accordant la priorité à l’achèvement des opérations déjà lancées.
Le budget du ministère de l’Industrie pour l’année à venir s’élève à 7,13 milliards de dinars en autorisations d’engagement et à 40,53 milliards de dinars en crédits de paiement, enregistrant une baisse de 13,9 % par rapport à l’année 2026.Un taux de 96,4 % des crédits de paiement a été alloué aux dépenses d’investissement, pour une valeur de 33,40 milliards de dinars sur un total de 34,65 milliards de dinars, afin de couvrir les opérations en cours, contre seulement 0,5 % pour les nouvelles opérations, qui se limitent principalement aux études.Les priorités du ministère s’articulent autour du parachèvement et de la régularisation des opérations en cours, notamment celles liées aux zones industrielles et aux zones d’activité, la levée des obstacles auxquels fait face le foncier industriel, ainsi que le soutien aux petites et moyennes entreprises (PME) actives dans la sous-traitance et l’accompagnement des entreprises désireuses d’augmenter leur taux d’intégration locale.
Dans le cadre du renforcement de la sous-traitance industrielle, le ministre a indiqué que le projet de texte prévoit l’exonération des droits de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) pour les composants et matières premières, importés ou acquis localement, destinés aux sous-traitants des industries mécaniques, électroniques et électriques.
Ces mesures visent à réduire les coûts de production, à améliorer la compétitivité des PME et à renforcer l’intégration industrielle locale.Ces dispositions viennent compléter, selon le ministre, les incitations fiscales prévues par la loi de finances 2026 et la réforme du guichet unique de l’investissement, à travers la digitalisation des procédures, la réduction des délais de traitement des dossiers et la facilitation de l’accès au foncier économique, de manière à encourager l’investissement productif.Le ministère emploie ses efforts au cours de l’année 2027 à passer de la phase de lancement et d’équipement des projets à celle de leur parachèvement et de leur mise en service, tout en accélérant l’aménagement des zones industrielles et la distribution du foncier aux investisseurs, en accordant la priorité aux zones enregistrant des retards dans les travaux d’aménagement.Dans ce contexte, le secteur a fixé l’objectif d’aménager plus de 738 hectares au cours de l’année à venir, en parallèle avec le renforcement des capacités des organismes de conformité et des établissements agréés, afin de faciliter l’accès des produits algériens aux marchés africains et internationaux, notamment dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Le ministère vise à porter le nombre d’organismes de conformité agréés de 8 à 25, et d’augmenter le nombre d’entreprises certifiées de 33 à 62.Concernant les petites et moyennes entreprises, M. Kourtel a souligné que le défi ne se limite pas à augmenter leur nombre, mais englobe également leur modernisation, l’amélioration de leur accès au financement et le renforcement de leur contribution au tissu industriel national. Dans ce cadre, le ministère vise l’accompagnement de 200 PME dans le cadre du programme de soutien, dont 50 entreprises actives dans le domaine de la sous-traitance industrielle. Le ministre a également insisté sur l’importance de l’innovation et de la propriété industrielle dans la hausse de la compétitivité de l’industrie nationale, faisant état d’une hausse de 20 % des demandes de brevet d’invention au cours de l’année 2025, et de la nécessité de poursuivre le soutien aux startups, aux universités et aux entreprises économiques pour transformer les résultats de la recherche scientifique en produits et solutions industrielles exploitables.
Maria T.






