Installation de la commission d’aide à la lecture et au cinéma: Une nouvelle impulsion pour le 7ᵉ art

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La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a procédé, mardi 13 octobre, au Centre national du cinéma, à l’installation de la commission d’aide à la lecture et au cinéma. Cette initiative s’inscrit dans la volonté de structurer une véritable industrie cinématographique nationale, capable de dynamiser la création, de renforcer les capacités de production et de favoriser le rayonnement du cinéma algérien.

Lors de la cérémonie, la ministre a mis en avant les compétences réunies au sein de cette commission, exprimant sa confiance dans leur capacité à insuffler une nouvelle dynamique au secteur. Elle a notamment souligné le rôle central de cette instance dans l’examen et l’évaluation des projets cinématographiques, dont les choix contribueront à orienter la production nationale au cours des prochaines années.

Malika Bendouda a insisté sur la nécessité de privilégier l’objectivité et la rigueur dans l’étude des dossiers, afin de garantir une attribution du soutien fondée sur des critères artistiques et créatifs clairement définis. L’objectif est d’accompagner des œuvres de qualité, capables de refléter la richesse et la diversité de la culture algérienne, tout en mettant en valeur la profondeur historique et civilisationnelle du pays et son ancrage africain, arabe et méditerranéen.

La ministre a également appelé à l’adoption d’une stratégie de production cohérente, reposant sur des critères objectifs et une vision à long terme. Cette démarche doit permettre de promouvoir des œuvres porteuses de valeurs positives, tout en encourageant une plus grande diversité des genres cinématographiques, notamment la comédie et le drame, afin de mieux répondre aux attentes et aux aspirations du public.

L’installation de cette commission marque ainsi une nouvelle étape dans la réorganisation des mécanismes de soutien au cinéma national. Elle traduit la volonté du ministère de renforcer la transparence et l’objectivité dans l’accompagnement des projets, tout en créant un environnement favorable à l’émergence de nouveaux talents et au développement de la création cinématographique.

Cette orientation s’inscrit dans une ambition plus large visant à bâtir une industrie cinématographique durable, dotée de moyens de production renforcés et capable de proposer des œuvres compétitives sur les scènes régionale et internationale. Il s’agit également de consolider les bases d’un secteur appelé à jouer un rôle accru dans la vie culturelle et artistique nationale.

À l’issue de la cérémonie, Malika Bendouda a échangé avec les membres de la commission sur les perspectives de développement de la production cinématographique. Elle a également rencontré les artistes, réalisateurs et professionnels du secteur présents à cette occasion. Les discussions ont porté sur les réalités du cinéma algérien, les difficultés auxquelles il est confronté et les moyens susceptibles de favoriser son essor.

Ces échanges ont permis de réaffirmer l’importance du dialogue et de la concertation avec les acteurs du secteur, considérés comme essentiels à l’élaboration d’une vision commune pour l’avenir du cinéma national. L’ambition affichée est de faire de la création cinématographique un véritable levier de développement culturel, tout en renforçant la place des productions algériennes auprès du public national et sur les marchés internationaux.Hakima Halimi