Avec l’appui de 70 pays: Le Conseil des droits de l’homme à Genève adopte une résolution présentée par l’Algérie

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Le Conseil des droits de l’homme a adopté, à l’unanimité, à Genève, dans le cadre de sa 63e session, la résolution intitulée « effets des mines antipersonnel sur l’exercice de tous les droits de l’homme : renforcer l’assistance aux victimes », laquelle résolution a été présentée par l’Algérie au sein d’un groupe interrégional comprenant, outre l’Algérie, le Pérou, l’Afrique du Sud, le Vanuatu, le Royaume-Uni, le Mozambique et la Croatie.

Cette nouvelle résolution intervient dans le prolongement de la résolution 22/58, initiée par l’Algérie lors de la 58e session, et la poursuite de la démarche qu’elle a engagée au sein du Conseil. Elle fait ainsi passer cette initiative à une étape plus concrète, consistant à renforcer l’assistance aux victimes selon une approche fondée sur les droits de l’homme. L’initiative a été largement saluée par les délégations des Etats participants et par les organisations de la société civile, pour le rôle joué par l’Algérie dans ce domaine, compte tenu de son expérience historique avec les mines héritées de la période coloniale, et des avancées réalisées dans le domaine du déminage grâce à des capacités purement nationales. La résolution, jusqu’à son adoption, comptait 70 Etats co-parrains, ce qui en fait l’une des résolutions ayant recueilli le plus grand nombre de pays parrains, reflétant ainsi le large consensus international autour de la défense des droits de l’homme et de la dimension humanitaire de cette question, ainsi que la confiance de la communauté internationale dans l’initiative algérienne et dans son approche constructive et consensuelle tout au long des phases des consultations et des négociations ayant précédé l’adoption de la résolution. La résolution a mis l’accent sur les droits des victimes, et sur les besoins de leurs familles et de leurs communautés, insistant sur le fait qu’ils doivent être au cœur des efforts visant à fournir un soutien global axé sur les victimes, notamment en matière de réinsertion sociale et économique. Elle a également relevé l’inquiétude face à l’impact grave des mines sur le droit à la vie, à la libre circulation, à la santé, à l’éducation, au travail, à l’accès à une alimentation suffisante et au développement. La résolution a encouragé, en outre, le renforcement des systèmes de collecte de données, l’intégration du soutien psychosocial dans les programmes d’aide aux victimes et la garantie de l’accès des personnes en situation de handicap aux établissements de santé et aux structures publiques. Parmi les principales dispositions de la résolution, figure l’appel lancé aux Etats pour respecter leurs engagements pris en vertu du droit international relatif aux droits de l’homme et du droit international humanitaire, les invitant à envisager sérieusement d’adhérer à la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel.La résolution a également appelé à la coopération internationale afin d’accélérer les efforts de déminage et de garantir une assistance globale et non sélective aux victimes, tout en poursuivant la coopération internationale, en fournissant une assistance technique et en renforçant les capacités des Etats affectés, notamment les pays en développement, les pays les moins avancés et les petits Etats insulaires en développement.

Dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de la résolution, celle-ci prévoit l’organisation d’une table ronde lors de la 66e session du Conseil, qui sera consacrée à l’examen de l’importance du renforcement de l’aide aux victimes. Elle invite aussi les titulaires de mandats au titre des procédures spéciales à accorder à cette question l’attention qu’elle mérite dans le cadre de leurs mandats.

L’adoption de cette résolution vient confirmer le rôle de premier plan de l’Algérie dans la défense des questions humanitaires liées aux droits de l’homme au sein des instances des Nations unies, et traduit son engagement constant en faveur du multilatéralisme et de la coopération internationale, à l’approche du 30e anniversaire de la Convention sur l’interdiction des mines antipersonnel, en 2027.

Il faut reconnaitre que le rôle crucial que l’Algérie est en train de jouer dans la résolution politique des conflits et crises au niveau régional et dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme et toutes les formes de criminalité a été maintes fois souligné par plusieurs partenaires étrangers qui considèrent a notre pays comme un acteur stratégique garant de la stabilité dans la région.

Il faut relever, à ce propos, que de nombreux acteurs avaient loué les efforts de l’Algérie en matière de paix et de sécurité, assurant, de ce fait, l’Algérie ne cesse d’insister sur la nécessité de résoudre les conflits par la voix du dialogue et de la concertation politique.

Dans ce sens, l’Union européenne, faut-il le rappeler, avait salué, dans un rapport, le rôle significatif de l’Algérie dans la résolution des crises dans la région.

L’Algérie demeure un « acteur-clé » au niveau régional et international pour la sécurité, avait affirmé la Commission européenne qui a salué sa contribution à la stabilisation de son voisinage immédiat et son rôle significatif de médiation dans les crises régionales.

L’effort continu de modernisation des équipements, ainsi que les nombreux effectifs de sécurité dont l’Algérie dispose, ont permis au pays de contrer de façon efficace les menaces terroristes, avait souligné l’exécutif européen dans son rapport, estimant que même si la situation sécuritaire en Algérie demeure stable, les autorités continuent de mener des opérations contre le terrorisme résiduel dans plusieurs régions du pays. Evoquant les crises régionales, l’UE a soutenu également que le gouvernement algérien suit de près l’évolution de ces crises, dans le but de faciliter une solution contribuant ainsi à la stabilisation de son voisinage immédiat, notamment au Sahel. Elle a rappelé, à ce titre, qu’en Libye, l’Algérie a continué de jouer un rôle significatif à travers l’organisation de plusieurs rencontres, excluant fermement une intervention étrangère. L’UE a réitéré, dans ce contexte, son engagement dans ce processus de stabilisation régionale et son soutien à l’Algérie dans ses efforts, rappelant que l’unité des partenaires internationaux est nécessaire. Saluant l’expérience de l’Algérie en matière de prévention de la radicalisation et de lutte contre l’extrémisme violent, l’UE a affirmé que le partage d’expériences avec l’Algérie est une volonté commune, du fait des défis actuels des pays européens en matière de radicalisation et terrorisme. Les efforts en cours pour renforcer la participation citoyenne et l’engagement de la société civile, notamment au niveau local, devraient permettre un approfondissement progressif de la coopération avec les acteurs de l’Union européenne en la matière, avait relevé l’exécutif européen dans son rapport.Depuis plusieurs années, l’Algérie apporte une contribution importante dans la lutte contre le terrorisme et à l’instauration de la paix, de la stabilité et de la sécurité de la région, notamment au Sahel, à travers la sécurisation de ses frontières en s’appuyant sur sa diplomatie engagée pour l’appui des efforts visant à stabiliser la région du Sahel.

T. Benslimane