Le Secrétaire général de l’OPEP vient de le réaffirmer: L’Algérie joue un rôle central dans la stabilité du marché pétrolier

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Le Secrétaire général de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), Haitham Al Ghais, a mis en avant la contribution centrale de l’Algérie à la stabilité du marché pétrolier mondial et l’impact décisif de l’Accord d’Alger dans le rééquilibrage du marché après une longue période d’instabilité, soulignant le rôle constant de l’Algérie en faveur d’un dialogue et d’une coopération durables entre l’OPEP et les pays producteurs non-membres au sein de l’Alliance OPEP+.

  Il a précisé que « l’Algérie a joué un rôle déterminant et historique qui restera dans les annales mondiales du secteur, notamment à travers l’Accord (adopté par l’Organisation il y a dix ans) ayant permis un rééquilibrage des marchés pétroliers mondiaux après une longue période d’instabilité ». Rappelant que l’Accord d’Alger a posé le « premier jalon » de ce qui allait devenir la Déclaration de coopération de l’OPEP+, il a estimé que cette expérience représente un modèle important en matière de diplomatie pétrolière et de coopération entre producteurs. Cet Accord est « un cas d’école historique de la diplomatie énergétique et pétrolière et un modèle de succès qui sera enseigné, à l’avenir, dans les universités et les Instituts spécialisés dans les études énergétiques, car s’il est déjà difficile pour deux pays de parvenir à un accord, que dire alors du consensus trouvé par vingt-trois pays à l’époque », a-t-il expliqué. Cet Accord a marqué une étape charnière dans le processus de coopération pétrolière internationale, en inaugurant une nouvelle ère d’action commune entre l’OPEP et les pays producteurs non-membres et en ouvrant la voie à la création du cadre de coopération OPEP+, qui est aujourd’hui le « principal mécanisme de coordination au service de la stabilité du marché pétrolier mondial », a poursuivi M. Al Ghais. Et de rappeler que l’Accord d’Alger est intervenu dans un contexte international marqué par de fortes perturbations sur le marché pétrolier, une baisse significative des prix et un recul des investissements, saluant le succès historique de ce processus engagé par les pays membres de l’OPEP, dont l’Algérie, et les dix autres pays hors OPEP. Après avoir relevé que la décision des pays de l’OPEP d’engager un dialogue sérieux et constructif avec les producteurs non-membres pour rééquilibrer le marché était nécessaire et déterminante, le SG de l’OPEP a souligné que le rôle joué par l’Algérie dans l’adoption de cet Accord s’inscrivait dans la continuité d’une longue histoire de contribution au dialogue pétrolier international et d’un parcours jalonné de réalisations, d’importantes réunions et de décisions cruciales. A cet égard, M. Al Ghais a salué la poursuite par l’Algérie de ses efforts visant à promouvoir le dialogue entre les Etats et la coopération régulière et durable entre l’OPEP et les producteurs non-membres, à travers notamment sa présence permanente au sein des mécanismes de coordination de l’OPEP+, y compris ceux chargés du suivi de la mise en œuvre des engagements, de l’évaluation de l’évolution du marché et du groupe des pays participant aux ajustements volontaires de la production. Concernant les résultats de l’Accord d’Alger et de la Déclaration de coopération, il a affirmé que ce cadre de coopération constitue une réussite par excellence, dans la mesure où il a permis de maintenir les stocks pétroliers mondiaux à des niveaux acceptables et de parvenir à un équilibre des marchés. Il a en outre insisté sur la nécessité de poursuivre le mécanisme de coopération entre les pays producteurs de pétrole, lancé grâce à l’Accord d’Alger, notant que ce mécanisme a permis de relever plusieurs défis auxquels le marché pétrolier a été confronté.

Pour le SG de l’OPEP, la poursuite de la coopération entre les producteurs demeure nécessaire durant la prochaine étape, au regard des mutations rapides que connaissent les marchés mondiaux de l’énergie ainsi que des défis liés aux fluctuations économiques et géopolitiques et à la sécurité des approvisionnements.

A ce propos, le même responsable a indiqué que la coopération née de l’Accord d’Alger s’est élargie à d’autres domaines, permettant ainsi de couvrir de nouveaux volets de coopération entre les membres de l’Alliance OPEP+, notamment en matière d’échange d’expertises, de transfert de technologies, d’études, de recherches et de dialogue, particulièrement sur les questions énergétiques et climatiques. S’agissant de l’évolution des marchés énergétiques, le Secrétaire général de l’OPEP s’attend à une croissance économique mondiale à des niveaux satisfaisants, accompagnée d’une progression de la demande de pétrole, soulignant qu’à long terme, des indicateurs clairs prévoient une hausse de la consommation énergétique, notamment au regard de la croissance démographique mondiale attendue à l’horizon 2050. L’économie mondiale devrait également doubler de taille par rapport à son niveau actuel, sous l’impulsion notamment des économies des pays en développement, ce qui devrait porter la demande de pétrole à 124 millions de barils par jour à l’horizon 2050, contre environ 105 millions de barils par jour actuellement, a souligné le SG de l’OPEP. Récemment, l’Algérie et six autres pays de l’Opep+ ont décidé d’une nouvelle hausse de leur production globale de l’ordre de 188.000 barils de pétrole par jour (b/j) à compter du mois de septembre prochain, tout en soulignant l’importance d’un suivi continu et attentif de l’évolution du marché pétrolier international. Cette décision a été prise lors d’une réunion ministérielle, tenue par visioconférence, regroupant les sept pays de l’Opep+ (Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés non membres) ayant appliqué des réductions volontaires de production, à savoir l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Kazakhstan, le Koweït, Oman et la Russie. A l’issue de cette réunion, à laquelle a pris part le ministre d’Etat, ministre des Hydrocarbures, Mohamed Arkab, les pays membres du groupe ont décidé de procéder à une hausse de leur production globale de 188.000 barils par jour en septembre, achevant ainsi le démantèlement progressif des ajustements volontaires de production mis en place en avril 2023. Le quota de l’Algérie augmentera ainsi de 6.000 barils par jour pour le même mois, pour le porter à 1,007 million de barils par jour. La réunion a été également l’occasion de réaffirmer l’engagement des sept pays en faveur d’une coordination étroite et de souligner l’importance d’un suivi continu et attentif de l’évolution du marché pétrolier international. M. Arkab a participé, par la suite, aux travaux de la 67e réunion du Comité ministériel conjoint de suivi (JMMC) qui regroupe l’Algérie, l’Arabie saoudite, l’Irak, le Koweït, le Nigeria et le Venezuela ainsi que le Kazakhstan et la Russie. Lors de cette réunion, les ministres des pays membres ont procédé à l’évaluation du niveau de conformité des pays Opep+ à leurs engagements de réductions volontaires de production pour les mois de mai et juin 2026. A l’issue de cet examen, le Comité a salué les efforts soutenus des pays participants, tout en soulignant que le respect strict et continu des décisions collectives demeure un facteur déterminant pour la préservation de la stabilité du marché pétrolier international. Cela témoigne l’efficacité des mesures publiques en matière de soutien à l’exportation et laisse entrevoir une perspective de croissance durable pour les produits hors hydrocarbures, consolidant la diversification économique et la présence de l’Algérie sur les marchés internationaux.

T. Benslimane