Entre renforcement des échanges économiques et concertation sur les crises majeures: L’Algérie consolide ses visions arabes

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En marge de la 81ᵉ session de l’Assemblée générale des Nations unies, l’activité diplomatique algérienne conduite par Ahmed Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, témoigne d’une dynamique d’ouverture stratégique. Entre renforcement des échanges économiques et concertation sur les crises majeures, ces entretiens bilatéraux illustrent la posture de l’Algérie en tant qu’acteur central de la stabilité et du co-développement régional.

Les rencontres de haut niveau menées avec les homologues arabes s’articulent autour de projets structurants tout en maintenant un alignement stratégique constant sur les dossiers régionaux.

Dans le cadre du rapprochement avec le Sultanat d’Oman, les discussions avec Badr Al-Boussaïdi ont permis de jeter les bases d’un projet d’interconnexion maritime directe entre les ports des deux pays. Outre l’expansion du commerce bilatéral et l’exploration de nouvelles opportunités d’investissement, les deux représentants ont réaffirmé leur convergence totale de vues sur les évolutions au Moyen-Orient.

Sur le volet de la sécurité alimentaire et de l’innovation agricole, l’entretien avec le ministre koweïtien Sheikh JarrahJaber Al-Ahmad Al-Sabah a mis en lumière les opportunités offertes par les programmes algériens de développement de l’agriculture saharienne. Cette initiative vise à attirer des capitaux koweïtiens dans ce secteur d’avenir, une ambition qui se concrétisera par l’établissement d’une feuille de route conjointe ciblant également les télécommunications et les investissements prioritaires.

Par ailleurs, la consolidation du partenariat stratégique avec l’Égypte s’est traduite par un échange approfondi avec Badr Abdel Atty. S’inscrivant dans la continuité des orientations définies par les présidents Abdelmadjid Tebboune et Abdel Fattah Al-Sissi, cette rencontre a permis de préparer la réunion du comité de suivi d’octobre, issue de la 9ᵉ Grande Commission mixte d’Ici Le Caire, tout en harmonisant les positions des deux nations sur les crises en Libye, au Soudan, au Sahel et au Moyen-Orient.

L’exemple de la coopération avec la Thaïlande

Au-delà de la sphère arabo-africaine, les échanges avec le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères thaïlandais, SihasakPhuangketkeow, ont mis en relief la volonté de l’Algérie d’élargir son réseau de partenariats vers l’Asie du Sud-Est. Les discussions ont porté sur l’essor des échanges commerciaux et le renforcement des investissements mutuels, en s’appuyant notamment sur la présence active et consolidée des entreprises thaïlandaises dans le secteur énergétique algérien.

L’Algérie à l’ONU, une voix souveraine

L’intense calendrier diplomatique déployé à New York traduit la trajectoire ascendante de la politique étrangère algérienne sur la scène internationale. À la tribune des Nations unies comme lors des consultations bilatérales, le pays affirme une doctrine axée sur la promotion de solutions politiques inclusives, opposée aux ingérences extérieures et favorable au dialogue souverain dans les zones de conflit. Fidèle à ses principes, la diplomatie algérienne continue d’assumer son rôle de défenseur des causes justes et des nations en développement en appelant à une concertation internationale cohérente. En articulant étroitement la stabilité sécuritaire avec des projets d’intégration économique concrets qu’il s’agisse de hubs portuaires, d’agronomie saharienne ou de partenariats énergétiques, l’Algérie confirme sa position de pont stratégique incontournable entre l’Afrique, le monde arabe et les grands acteurs économiques mondiaux.

Mohamed B.