Sommet mondial de la jeunesse de Kazan: L’Algérie mise sur sa jeunesse pour bâtir l’avenir

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L’Algérie a présenté son expérience en matière d’autonomisation des jeunes et de formation du capital humain lors de sa participation à la 5e édition du Sommet mondial de la jeunesse de Kazan, en République du Tatarstan, indique, mardi, un communiqué du ministère de la Jeunesse.

Organisé du 26 au 30 août dernier sous le thème « L’éducation à l’ère des transformations mondiales: des compétences au service du développement durable », ce sommet a réuni des représentants de nombreux pays autour des enjeux liés à l’éducation, à la formation et à l’implication de la jeunesse dans le développement. Représentant le ministre de la Jeunesse, chargé du Conseil supérieur de la jeunesse, Mustapha Hidaoui, le secrétaire général du ministère, Dahmane Adimi, a affirmé que « l’Algérie, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, ne considère pas les jeunes seulement comme une catégorie sociale nécessitant une prise en charge, mais comme une ressource stratégique sur laquelle les États se construisent et façonnent leur avenir».Il a expliqué que l’autonomisation des jeunes en Algérie ne se limite pas à leur garantir un emploi ou une place à l’université. Cette question est abordée dans le cadre d’un projet national intégré visant à former et à construire le citoyen algérien.Dans ce contexte, Dahmane Adimi a mis en avant l’évolution des politiques nationales, désormais orientées vers le passage d’une logique de prise en charge des jeunes à une véritable démarche d’autonomisation. Cette orientation consiste à mettre à leur disposition les outils nécessaires afin de leur permettre de contribuer activement à la création de richesses. Le rôle de l’État, a-t-il souligné, « ne se limite pas à créer des emplois, mais à créer les conditions permettant d’en créer ». Abordant la formation et l’enseignement professionnels, le secrétaire général du ministère de la Jeunesse a insisté sur l’importance d’investir dans les savoir-faire, considérés comme une richesse nationale. Il a rappelé que l’économie moderne a autant besoin de techniciens, d’artisans et d’ouvriers qualifiés que d’ingénieurs et de chercheurs. Revenant sur les principaux axes du sommet, Dahmane Adimi a souligné que la prochaine étape exige de passer du statut de simple consommateur à celui de producteur de technologies. L’objectif est de permettre à la jeunesse algérienne de maîtriser la programmation, de concevoir des solutions numériques, de créer des entreprises technologiques et de mettre l’intelligence artificielle au service de l’industrie, de l’agriculture, de la santé, de l’éducation, de l’énergie et de l’administration. Dans cette perspective, l’investissement dans l’enseignement numérique, la recherche scientifique et l’innovation est « indissociable de la souveraineté nationale », a-t-il estimé.Le responsable a également relevé la place importante qu’occupe désormais la femme, estimant que cette évolution démontre que « l’autonomisation des jeunes en Algérie repose sur le principe de l’égalité des chances et sur la valorisation de l’ensemble du potentiel humain que recèle la société ».Placé sous le haut patronage du président de la République du Tatarstan, le Sommet mondial de la jeunesse de Kazan a réuni près de 250 délégués représentant 50 pays, ainsi que plusieurs milliers de participants. Des ministres, des personnalités scientifiques, des représentants de ministères et d’organismes gouvernementaux chargés de la jeunesse et de l’éducation, des universitaires, des membres d’organisations internationales, ainsi que des experts, des chercheurs et des leaders de la jeunesse ont pris part à cet événement, conclut le communiqué.

Yasmine Derbal