Sahara occidental: Un colloque revient sur 70 ans de lutte: L’Algérie réaffirme l’impératif d’autodétermination

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La position de l’Algérie sur le Sahara occidental demeure « cohérente et claire » : le règlement de cette question de décolonisation doit impérativement passer par l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit à l’autodétermination, conformément aux résolutions et à la Charte des Nations unies.

Cette position a été réaffirmée, lundi, à l’ouverture d’un colloque scientifique organisé sous le thème : « Question du Sahara occidental : racines historiques, situation actuelle et perspectives à la lumière des mutations internationales ». La rencontre, organisée par l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), en coordination avec le Centre sahraoui d’études stratégiques, a réuni plusieurs responsables, diplomates et chercheurs autour des dimensions historiques, juridiques et géopolitiques de la question sahraouie. Intervenant à l’ouverture des travaux, l’ambassadeur de la République sahraouie en Algérie, Khatri Adouh Khatri, a salué la position constante de l’Algérie, qui œuvre à maintenir vivante la cause du peuple sahraoui dans les mémoires et les consciences. Cette position, a-t-il souligné, reflète l’engagement durable de l’Algérie en faveur des causes justes et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Elle puise ses fondements dans l’esprit et les principes de la glorieuse Révolution de Novembre et incarne la doctrine de libération et de liberté à laquelle le peuple algérien a cru, pour laquelle il s’est sacrifié et à laquelle il est demeuré attaché. Pour le diplomate sahraoui, l’organisation de ce colloque vient confirmer et réitérer la position forte de l’Algérie, sous la conduite du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en faveur du peuple sahraoui et de ses droits légitimes. Khatri Adouh Khatri a également estimé que cette rencontre scientifique constituait un apport important à l’analyse, à la recherche et à l’éclairage de l’opinion sur la lutte du peuple sahraoui, son parcours de libération et sa juste cause, qui se poursuit depuis plus de soixante-dix ans.

Une question de décolonisation

Représentant le ministère des Affaires étrangères, la directrice générale de la veille stratégique, de l’anticipation et de la gestion des crises, Nassima Baghli, a rappelé que la position de l’Algérie sur la question du Sahara occidental avait toujours été cohérente et clairement exprimée. Elle a souligné que le Sahara occidental demeure une question de décolonisation dont le règlement doit impérativement passer par l’exercice, par le peuple sahraoui, de son droit à l’autodétermination, conformément aux dispositions pertinentes de la Charte des Nations unies. Cette position s’inscrit dans l’attachement de l’Algérie à la légalité internationale, au respect des résolutions des Nations unies et au droit des peuples colonisés à décider librement de leur avenir.

Un éclairage historique et stratégique

Le directeur général de l’Institut national d’études de stratégie globale, Abdelaziz Medjahed, a indiqué, pour sa part, que le programme du colloque permettrait d’examiner la question du Sahara occidental sous ses différents aspects. Les travaux doivent notamment permettre de rappeler fidèlement l’histoire de cette question et d’ouvrir le débat sur les différentes visions et analyses qui s’y rapportent, à la lumière des mutations régionales et internationales. Abdelaziz Medjahed a estimé que cette rencontre offrait une occasion d’examiner en profondeur le dossier sahraoui, qu’il a qualifié de « cause de conscience ». Il ne s’agit pas seulement, selon lui, de la cause du peuple sahraoui, mais également de celle de tous les hommes libres à travers le monde, en raison de sa dimension universelle liée au droit des peuples à la liberté et à l’autodétermination. Le colloque vise ainsi à apporter une lecture scientifique et stratégique de l’évolution du conflit, de ses racines historiques et de ses perspectives, dans un contexte international marqué par de profondes transformations.

Un appel à appliquer les résolutions internationales

De son côté, le président du Centre sahraoui d’études stratégiques, Sidi Mohamed Aba Mohamed, a réaffirmé que la question du Sahara occidental demeurait une question de décolonisation inscrite à l’ordre du jour des Nations unies. Il a appelé à accélérer la mise en œuvre des résolutions de la légalité internationale et à permettre au peuple sahraoui d’exercer pleinement son droit à l’autodétermination. Pour les participants, le règlement du conflit demeure ainsi indissociable du respect du droit international et de l’organisation d’un processus permettant au peuple sahraoui de choisir librement son avenir.

Nora Mohammedi

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