Ça y est, c’est parti pour le grand événement planétaire de l’année, une overdose de football pendant plus d’un mois (du 11 juin au 19 juillet), au cours de laquelle les férus de la balle ronde en auront plein les yeux. Le match inaugural opposera, ce soir (20h), le Mexique, l’un des pays organisateurs avec le Canada et les Etats-Unis, à l’Afrique du Sud.
Mais pour espérer suivre les rencontres de la Coupe du monde 2026, il va falloir changer ses habitudes et se régler suivant l’heure nord-américaine, veiller ou se lever très tôt, c’est selon, pour être à l’heure de l’événement. Malgré plusieurs heures de décalage horaire, les couche-tard, les veilleurs invétérés ne seront pas trop affectés, surtout s’ils ne sont pas contraints de se lever tôt le matin. Pour tous les autres, le choix est difficile et il faudra l’assumer. On pense surtout à ceux qui doivent rejoindre leur lieu de travail à 8h ou 9h du matin. Ils seront probablement obligés de zapper de nombreux matchs, mais ils feront certainement un effort pour suivre les matchs de l’équipe nationale dont le premier face à l’Argentine est prévu à 2h du matin, heure algérienne bien entendu.
Mais au-delà de l’heure indue, par rapport à notre pays, à laquelle sont programmés la majorité des rencontres, on se demande si cette édition de la Coupe du monde sera une réussite ? Les observateurs s’interrogent déjà sur le choix des Etats-Unis, dont l’administration ne respecte pas ses hôtes. Avant même le coup d’envoi de la compétition, des polémiques ont éclaté, notamment l’expulsion du territoire américain de l’arbitre somalien, Omar Artan, alors qu’il avait son visa et son badge Fifa pour officier à la Coupe du monde. L’arbitre a été interrogé pendant 11 heures avant d’être refoulé. Si cela s’était produit dans un autre pays, il y aurait eu sans doute, un branle-bas de combat, mais comme c’est l’Amérique, ni la Fifa, encore moins la CAF, ni une autre institution n’ont protesté contre l’offense faite au monde entier. Le seul tort d’Omar Artan est d’être Somalien.
« Si un pays refuse l’entrée à un arbitre, c’est un problème grave, et on ne devrait pas disputer la Coupe du monde dans un tel pays. La faute revient avant tout à la FIFA : elle a abandonné ce principe, que le pays (les États-Unis) n’a pas respecté », a déclaré l’ex-président de la Fifa, Sepp Blatter dans une interview accordée au site de l’Equipe. Ce n’est pas le seul incident signalé lors de l’arrivée des délégations aux Etats-Unis. La star de l’équipe irakienne, Aymen Hussein, a été également retenue plusieurs heures à son arrivée à l’aéroport, avant d’être autorisée à passer. L’équipe sénégalaise, de son côté, a été humiliée en subissant une fouille au corps honteuse à sa descente d’avion. On se demande dès lors pourquoi la Fifa a attribué l’organisation du plus grand événement footballistique de la planète à un pays qui fait peu de cas des autres nationalités et dont le football n’est même pas un sport majeur chez lui. D’ailleurs, un sondage effectué aux Etats-Unis à la veille du début de la Coupe du monde, a montré que moins de 30% de la population est intéressée par l’événement. Mais visiblement la politique l’a remporté sur le sportif. Cela n’a jamais été aussi vrai que depuis l’intronisation de Gianni Infantino, l’ami personnel de Donald Trump.
Et la Coupe du monde dans tout ça, diriez-vous ? Eh bien on prend les mêmes et on recommence. Ce sont toujours les mêmes favoris qui occupent le haut du pavé. L’Espagne, la France, l’Argentine, le Brésil, l’Angleterre, le Portugal, l’Angleterre ou encore l’Allemagne sont à priori les mieux armés pour jouer les premiers rôles, mais il ne faut pas écarter des surprises, comme c’est souvent le cas en Coupe du monde. D’autant que les outsiders croient en leur étoile. L’écart entre la majorité des sélections n’est pas aussi grand que par le passé. Du coup, tout peut arriver durant ce Mondial. On s’attend à énormément de rebondissements et des confrontations très disputées.
En ce qui nous concerne, on espère que les Verts aillent le plus loin possible et pourquoi pas briser le plafond de verre et passer le cap des huitièmes de finale.
Ali Nezlioui






