Les produits agricoles marocains contaminés menacent désormais la sécuritéalimentaire européenne

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L’expert et conseiller économique, Abdelkader Slimani, a souligné que les produits marocains contaminés constituaient désormais une menace pour la sécurité alimentaire européenne, en raison de leurs risques croissants pour la santé du consommateur et pour l’environnement, estimant que les alertes européennes récurrentes sont une preuve manifeste de l’échec des manœuvres du Makhzen qui bafouent les normes de qualité et de sécurité en vigueur à l’échelle internationale.

Dans une déclaration à l’APS, M. Slimani a précisé que le recours du Makhzen à des méthodes détournées pour inonder le marché européen de produits contaminés par des substances chimiques hautement dangereuses, dont le « cadmium » et d’autres agents cancérigènes, représentait « une menace directe » pour la sécurité alimentaire européenne. Il a souligné, à ce propos, que les alertes répétées et conjointes, y compris en dehors de l’espace européen depuis 4 ans, « témoignent d’une large mobilisation visant à stopper ces dérives et à mettre un terme aux tentatives du Makhzen de t ransgresser les critères de qualité et de sécurité sanitaire en vigueur en Europe et au niveau international ». L’expert a ajouté que cette dangereuse évolution constitue « une preuve irréfutable » selon laquelle le régime du Makhzen recourt à des procédés illicites, à l’instar de la corruption dans la conclusion d’accords commerciaux avec la partie européenne, en violation flagrante des conventions internationales y afférentes.

Il a étayé ses propos en évoquant « la poursuite de la spoliation du phosphate extrait du Sahara occidental occupé, utilisé dans les industries agroalimentaires exportées vers l’Europe ». Il a également relevé que des pays européens, à l’image de l’Espagne, « ont intercepté des produits contaminés et suspects après la découverte de quantités de résine de cannabis dissimulées à l’intérieur de cargaisons de fruits, ce qui prouve que le Makhzen s’emploie délibérément à inonder le marché européen de substances toxiques, et à mettre en danger la santé publique ainsi que la consommation alimentaire des Européens ». L’expert s’est appuyé, en outre, sur les analyses des laboratoires européens qui ont mis en évidence la présence de fortes concentrations de fer, de résidus d’eaux polluées, d’engrais phosphatés et d’autres substances chimiques utilisées pour « gonfler artificiellement les légumes, fruits et céréales exportés par le Maroc vers l’UE ».

Il a rappelé, à cet égard, les rapports émanant des organisations de santé ainsi que de celles chargées de la protection des consommateurs européens, qui ont tiré la sonnette d’alarme face aux « tentatives délibérées du Makhzen ciblant la sécurité alimentaire, en recourant à des méthodes déloyales pour obtenir des gains illégaux dans le cadre des partenariats commerciaux conclus avec l’UE », soulignant que ce « régime défaillant exploite, depuis plus de 25 ans, les revenus issus du trafic de drogue et d’autres substances illicites afin de réduire les coûts des produits agricoles destinés au marché européen ». Le conseiller économique a mis en avant le durcissement du rejet européen des produits marocains, dans un contexte d’alertes continues sur les risques liés à ces substances, « non seulement pour la santé des consommateurs, mais aussi pour l’économie européenne, particulièrement dans un contexte de concurrence déloyale et non transparente, ainsi que d’avantages fiscaux et douaniers préférentiels inacceptables dont bénéficie le Maroc ».

Relevant que les exportations marocaines de produits agricoles et alimentaires (légumes, fruits, céréales, poissons et industries agroalimentaires) ont enregistré une forte baisse depuis le lance ment des alertes européennes, l’expert a précisé que la balance commerciale a enregistré un déficit de 20 % au cours des quatre premiers mois de l’année 2026, faisant observer que ces données traduisent une « méfiance totale à l’égard des produits marocains, en attendant des décisions fermes de la Commission européenne en la matière ».

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