La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda a donné, dans la soirée de lundi dernier, au Palais de la culture Moufdi Zakaria, le coup d’envoi de la 15e édition du Festival culturel national de la chanson chaâbi.
En présence des conseillers du président de la République, Amar Abba et Kamel Sidi Saïd, du président du Conseil national économique, social et environnemental, Mohamed Boukhari, des représentants du président du Conseil de la nation et d’institutions culturelles, Malika Bendouda a rendu hommage au genre musical considéré comme l’un des joyaux du patrimoine culturel algérien. «La chanson chaâbi constitue un véritable «diwan des Algériens», porteur de leur mémoire collective et de leurs émotions façonnées au fil des siècles», a-t-elle souligné. La ministre a rappelé dans son allocution d’ouverture que cet art musical, profondément enraciné dans l’histoire de nos villes anciennes, est le fruit du génie de grands maîtres qui ont su lui donner sa richesse et sa profondeur artistique. Elle a également mis en avant le rôle du chaâbi dans la préservation de la langue, de l’identité et des valeurs spirituelles du peuple algérien. Insistant sur l’importance de transmettre ce patrimoine aux nouvelles générations, la ministre a appelé à encourager un renouveau artistique respectueux de l’authenticité de ce genre musical. Selon elle, «il est essentiel de maintenir cet héritage vivant, non dans le silence des musées, mais à travers les voix et la créativité des jeunes artistes».S’adressant aux candidats, elle les a invités à «mesurer la responsabilité qui leur incombe en portant cet héritage culturel». «La maîtrise des maqâms et la connaissance des grandes pièces poétiques du chaâbi constituent une forme de fidélité envers les générations qui ont préservé cet art dans les périodes les plus difficiles», a-t-elle affirmé. La ministre a, enfin, remercié les organisateurs et tous les acteurs mobilisés pour la réussite de l’événement culturel.
M.Taous






