Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a réaffirmé, jeudi dernier, l’accompagnement de tous les projets d’investissement créateurs de richesse et d’emplois, assurant les opérateurs économiques et les porteurs de projets du soutien total de l’Etat.
Accompagné du Premier ministre, Nadir Larbaoui et du président du Conseil du renouveau économique algérien (CREA), Kamel Moula, le Président Tebboune s’exprimait lors de sa visite de l’exposition organisée dans le cadre des Journées de l’entrepreneuriat. Elle comprenait des stands d’entreprises publiques et privées représentant divers secteurs d’activité, ainsi que des stands de jeunes porteurs de projets et des entrepreneurs de la communauté nationale à l’étranger, participant à cet évènement. A cet effet, et devant le stand d’une association regroupant les opérateurs économiques de la communauté nationale à l’étranger, le président de la République a émis le souhait d’organiser « au moins une fois par an » des assises réunissant les acteurs de cette communauté, issus de tous les secteurs, affirmant que la communauté nationale à l’étranger demeure « une partie prenante de tout ce qui se passe dans le pays ». »Cela fait longtemps qu’on a ignoré nos ressortissants à l’étranger. Maintenant, ils doivent sentir qu’ils sont une partie intégrante de la patrie », a insisté le président de la République. Le Président Tebboune a, par ailleurs, réaffirmé le soutien de l’Etat aux investisseurs et à tous les projets d’investissement, à travers les mesures incitatives, notamment ceux destinés à assurer la sécurité alimentaire du pays. S’adressant à un opérateur économique activant dans le secteur de l’agriculture et l’agroalimentaire, le Président Tebboune a encouragé les investisseurs et les entrepreneurs dans ces secteurs d’activité d’aller « très loin » sans prêter attention aux tentatives de « découragement ». Poursuivant sa visite, et devant un stand dédié à la production pharmaceutique, le Président Tebboune a réitéré son attachement à cette industrie, rappelant sa décision de créer un ministère dédié à ce secteur afin de « montrer l’importance de l’industrie des médicaments ».Le président de la République a reconnu les efforts engagés par les opérateurs nationaux dans ce secteur, tout en souhaitant que l’Algérie soit « le premier exportateur de médicaments à l’échelle africaine ». Devant le stand d’une start-up algérienne qui fabrique et exporte des composants de satellites, le président de la République a salué les potentialités des jeunes algériens, notamment les porteurs de projets innovants, soulignant qu’avoir un projet pareil est « plus qu’une fierté » pour le pays, tout en affirmant le soutien de l’Etat à cette catégorie de projets, ainsi que ses besoins pour le lancement d’une « soixantaine de satellites ». S’exprimant devant un autre jeune algérien, qui dirige une société spécialisée dans la fabrication et la programmation de logiciels destinés à l’industrie automobile et même aérospatiale, le Président Tebboune a manifesté « sa fierté » de ce type de projets, relevant qu’ils font partie de « l’Algérie à laquelle on aspire ». En outre, et devant un opérateur spécialisé dans la fabrication de composants destinés à l’industrie automobile, le Président Tebboune a indiqué que ce genre d’initiatives est « sous la haute protection de l’Etat », en réitérant son engagement à accompagner ce type de projets. Le président de la République a, dans sa visite, invité un autre porteur de projet à se rapprocher de Sonelgaz, qui dispose d’un ambitieux projet dans le photovoltaïque. Il a exhorté un autre jeune fabriquant de machines industrielles de la wilaya de Ghardaia à déposer sa demande de foncier industriel au niveau du Premier ministre, l’assurant que sa demande sera prise en charge « immédiatement ». Il faut dire que ces engagements qui sont prévus dans le programme du président Tebboune, vont constituer la pierre angulaire de l’action du gouvernement qui sera appelé à procéder au renforcement de la bonne gouvernance à travers la séparation du monde des affaires de la politique et une mise en place de mécanismes garantissant la probité des fonctionnaires publics, une réforme globale de la justice, de l’organisation territoriale et de la gestion de l’administration locale, ainsi que la consolidation du principe de la démocratie participative. Au volet économique, M. Tebboune avait promis de mettre en œuvre une nouvelle politique de développement hors-hydrocarbures, la substitution des produits importés par d’autres locaux en vue de préserver les réserves de change, la promotion des start-up et le renforcement du rôle économique des collectivités locales dans le développement et la diversification de l’économie nationale. Il avait aussi mis l’accent sur l’amélioration du climat des affaires et l’encouragement de l’investissement, notamment extérieur direct, pour booster la croissance économique nationale. Le chef de l’Etat , feu-t-il le souligner, avait maintes fois souligné qu’en dépit de la nouvelle conjoncture dictée par les répercussions néfastes sur l’économie du pays, l’Etat ne compte pas lésiner sur les moyens et les ressources afin de faire redémarrer la machine de production, tout en veillant à la préservation du caractère social de l’Etat .Il avait aussi rappelé que les attentes sociales légitimes exprimées par les populations, demeurent au centre des préoccupations de l’Etat et seront satisfaites à travers les projets qui sont en cours de réalisation et ceux encore en voie d’être lancés.C’est dans cette optique que s’inscrit la nouvelle démarche des pouvoirs publics visant à permettre une véritable relance de la machine de production économique, tout en veillant à maintenir et préserver le pouvoir d’achat des citoyens. Il s’agit pour autant d’instaurer un nouveau mode de gestion qui sera totalement débarrassé des pratiques malsaines comme la corruption et la bureaucratie et cela passe inévitablement par le changement des mentalités et la libération des initiatives. L’exécutif devra également se pencher sur la révision des textes juridiques en vigueur et leur adaptation en fonction de la logique économique et non des pratiques conjoncturelles, ce qui permettra de mieux exploiter le génie national et de générer les richesses et l’emploi.
T. Benslimane






