La coopération énergétique entre l’Algérie et le Niger franchit un nouveau cap avec l’accélération des projets sur le terrain et la signature d’un accord structurant visant à renforcer les investissements dans le secteur des hydrocarbures.
Selon le directeur de la coopération internationale au ministère des Hydrocarbures et des Mines, Hakim Zebiri, le groupe Sonatrach s’apprête à lancer, dès le début du mois d’avril, les travaux de forage de puits au champ de Kafra, au Niger, après l’achèvement des études techniques nécessaires. Le démarrage effectif des opérations est attendu dans les prochains jours, dès l’acheminement des équipements et des fournitures, marquant une étape concrète dans la valorisation des ressources énergétiques nigériennes. Ce projet s’inscrit dans une dynamique positive de coopération entre les deux pays, portée par une volonté politique affirmée de renforcer un partenariat stratégique dans le domaine énergétique. Dans ce contexte, la partie nigérienne a proposé l’octroi de nouveaux blocs d’exploration, traduisant la confiance accordée à l’expertise algérienne, notamment celle de Sonatrach. En parallèle, les deux pays ont convenu de consolider les programmes de formation au profit des cadres nigériens dans les métiers des hydrocarbures, ainsi que d’accompagner la mise en place d’un laboratoire spécialisé dans l’analyse des échantillons pétroliers, contribuant au renforcement des capacités techniques et scientifiques locales. Cette montée en puissance de la coopération a été consolidée par la signature, à Niamey, d’un mémorandum d’entente entre les deux pays dans le domaine des hydrocarbures. Paraphé par le ministre d’État, ministre des Hydrocarbures et des Mines, Mohamed Arkab, et son homologue nigérien Hamadou Tini, cet accord vise à structurer le partenariat autour de projets conjoints couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur. Le mémorandum prévoit notamment le développement d’activités d’exploration et de production, la réalisation d’études géologiques, l’échange d’informations techniques et scientifiques, ainsi que le renforcement des synergies entre les entreprises nationales des deux pays. Il englobe également la poursuite des activités au champ de Kafra, la modernisation de la raffinerie de Soraz et le développement du complexe pétrochimique de Dosso. Les deux parties ont, en outre, convenu de coordonner leurs efforts autour de projets structurants à dimension régionale, à l’image du gazoduc transsaharien (TSGP), tout en intensifiant les échanges d’expertises dans les domaines techniques et environnementaux. L’accord intègre également un volet important dédié au transfert de technologie, à la formation et au développement de partenariats industriels entre les entreprises nationales, telles que Sonatrach, Naftal et Sonidep, notamment dans les segments du transport, du stockage, de la distribution et de la sécurisation des chaînes d’approvisionnement. À travers ces avancées, l’Algérie et le Niger confirment leur ambition de bâtir une coopération énergétique intégrée, capable de soutenir le développement économique, de renforcer la sécurité énergétique et de positionner la région comme un pôle stratégique dans le paysage énergétique africain.
Amel Driss






