Professeur des universités, expert international Dr Abderrahmane MEBTOUL ?
Ce rapport a été écrit avant les événements au Moyen Orient où le FMI prévoit une récession de l’économie mondiale avec un pic pour l’inflation. Dans la pratiqué nous avons plusieurs indicateurs pour mesurer la richesse d’une Nation avec des résultats souvent différents
Le Produit Intérieur Brut (PIB) mesure la richesse créée dans un pays et se calcule principalement selon trois approches, aboutissant au même résultat : la demande (consommation + investissement + dépenses publiques + exportations nettes), la production (somme des valeurs ajoutées) ou les revenus (salaire + profit + impôts). La parité du Pouvoir d’Achat (PPA) se calcule en comparant le coût d’un même panier de biens et services dans deux pays différents, exprimé dans leurs monnaies locales respectives. Le taux PPA est le taux de change qui égalise le coût de ce panier. Le revenu national par tête (ou RNB par habitant) est un indicateur économique mesurant le Revenu National Brut (RNB) total d’un pays divisé par sa population totale sur une année. Il représente le revenu moyen par habitant, évaluant le niveau de vie et la richesse moyenne, bien qu’il ne reflète pas les inégalités de répartition . Il doit être complété par l’indice (ou coefficient) de Gini qui est un indicateur synthétique mesurant la concentration du revenu national et les inégalités variant entre o( égalité parfaite) et 1 (inégalité maximale) où plus la courbe est éloignée de la diagonale, plus les inégalités sont fortes. L’Indice de Développement Humain (IDH) est un indicateur composite du PNUD mesurant le bien-être moyen d’un pays selon trois dimensions : l’espérance de vie (santé), le niveau d’éducation (années de scolarisation) et le revenu national brut par habitant (niveau de vie). Il varie de 0 à 1, évaluant le développement humain au-delà de la seule richesse. Mais souvent les investisseurs sont attentifs, outre la bonne gouvernance et la valorisation du savoir au produit brut d’un pays et surtout de sa structure pour déterminer sa performance. D’après les mises à jour de janvier 2026, le FMI anticipe une croissance économique mondiale résiliente de 3,3 % en 2026 révisée à la hausse grâce à l’IA et aux investissements technologiques et ce avant les tensions géostratégiques au Moyen Orient qui risquent de plomber l’économie mondiale avec un fort taux d’inflation du fait de la forte hausse de s prix de l’énergie. Selon ce rapport par zones géographiques, le taux de croissance de s pays développés seraient en 2026 de 2,8%, en premier les USA avec un taux de 2,6% suivi de la zone euro dont le taux de croissance projetée à 1,3% (ou 1,1% à 1,6% selon les sources dont après une récession, l’Allemagne (+1,1% à 1,5%), la France (+1,2% à 1,3%), l’Italie (+0,7%) et l’Espagne (+1,9% à 2,3%). Pour les pays émergents , nous avons une moyenne de 4,O%, la Chine connaissant un taux relativement modeste d’environ 4,5% . Voici le classement des 20 plus grandes puissances économiques mondiales selon les prévisions du FMI pour 20261.- Etats Unis 31821 milliards de dollars- pour 340 millions d’habitants 2-Chine 20651 pour -3-Allemagne 5328 – 4-Inde 4506- -5- Japon 4464 -6-Royaume Uni 4226 – 7-France 3559- 8-Italie 2702- 9-Russie 2509- 10-Canada 2421- 11-Brésil 2293- 12-Espagne 2042- 13-Mexique 2031-14- Australie 1948- 15-Corée du Sud 1937- 16-Turquie 1576 – 17-Indonésie 1550- 18- Pays Bas 1413- 19- Saoudite 1316- 20- Pologne 1110 milliards de dollar. Pour l’Afrique selon les projections du FMI pour 2026, les économies africaines affichent une résilience notable avec une croissance régionale attendue autour de 4,6 % en Afrique subsaharienne. Le PIB cumulé du continent devrait atteindre environ 3 320 milliards de dollars, soutenu par la diversification, les investissements en infrastructures et les secteurs de l’énergie et du numérique. Pour les 20 premiers pays toujours en termes de PIB nous avons le classement suivant par ordre décroissant selon le FMI corrigeant certains pays avec un PIB à la baisse, au moyen de tests de cohérences qui surestiment leur PIB : 1 Afrique du Sud : 443,64 Md$ -2. Égypte : 399,51 Md$ -3. Nigéria : 334,34 Md$ – 4. Algérie : 284,98 Md$ -5. Maroc : 196,12 Md$ -6. Kenya : 140,87 Md$ -7. Éthiopie : 125,74 Md$ -8. Ghana : 113,49 Md$ -9. Côte d’Ivoire : 111,45 Md$ -10. Angola : 109,86 Md$ -11. Tanzanie : ~94 Md$ -12. RD Congo : 88,13 Md$ -13. Ouganda : ~58 Md$ (estimation tendancielle) -14. Tunisie : ~56 Md$ (estimation tendancielle) -15. Cameroun : ~53 Md$ (estimation tendancielle) -16. Libye : 49,16 Md$ 17. Sénégal : ~40 Md$ (estimation tendancielle) -18. Zambie : ~35 Md$ (estimation tendancielle) -19. Guinée : 30,92 Md$ – 20. Mali : 28,48 Md$. En conclusion pour une appréciation objective, un PIB global voilant d’importantes disparités, il s’agit à la fois de diviser le PIB par la population totale et d’éclater le PIB pour calculer le revenu national par couches sociales. Comme doit être prise en compte surtout en Afrique pour le calcul réel du PIB l’importance de la sphère informelle devant distinguer la sphre informelle productive qui contribue à la valeur ajoutée de la sphère informelle spéculative souvent marchandise qui constitue un transfert.
A.M






