Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche, Chérif Omari, a insisté, hier, à Djelfa, sur la «dimension d’importance stratégique» conférée au plan national de reboisement et de relance du projet du barrage vert, décidé dernièrement par le Gouvernement.
Le plan de relance du barrage vert est doté d’une «importance cruciale», car considéré comme un projet «modèle» et «pionnier» à l’échelle mondiale, a souligné le ministre, en marge d’une visite à une superficie boisée en pins d’Alep, de la région de Medjbara (10 km au sud de Djelfa), inscrite au titre du projet du barrage vert. Omari a cité, à ce propos, le 1er Plan national climat (PNC), présenté lors du Conseil interministériel, présidé par le Premier ministre le 21 septembre dernier, au titre duquel des instructions ont été données pour la «relance du barrage vert», parallèlement à «l’implication de tout un chacun, au plan mondial, dans la lutte contre les changements climatiques et la désertification», a-t-il signalé. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a mis l’accent sur les 4 axes stratégiques de ce projet, représentés, a-t-il dit, par «la relance et réaménagement des espaces forestiers touchés par les incendies, s’intéresser davantage aux espaces verts en milieu urbain et suburbain, et redonner vie au barrage vert, parallèlement à son extension». Concernant ce dernier axe (relance du barrage vert), Omari a fait savoir qu’il sera «examiné et élargi dans son véritable cadre, les régions steppiques», en prenant en compte, a-t-il dit, les «préoccupations propres à ces zones naturellement exposées aux risques de glissement et de désertification, outre leur ressource animale, et l’amélioration des conditions de vie de leurs populations». Ce même axe vise, également, a-t-il ajouté, «la diminution des températures dans le sud du pays, à travers l’intensification des actions de boisement, outre, la lutte contre la désertification», a-t-il en outre assuré. En procédant à l’ouverture d’un atelier national sur le barrage vert, organisé à l’université Ziane-Achour, à l’initiative du Haut Commissariat au développement de la Steppe, en collaboration avec la Conservation des forêts, le ministre de l’Agriculture a loué l’organisation de cet atelier, qui fait suite, a-t-il dit, à «la conférence nationale d’octobre dernier, durant laquelle un rendez-vous a été pris pour cette 2e rencontre du genre, à Djelfa, eu égard au fait que la wilaya a constitué un modèle pilote du projet du barrage vert, durant les années 70 du siècle dernier», a expliqué Omari. L’opportunité a donné lieu à la projection d’un documentaire sur le barrage vert, parallèlement à un bilan de la Direction générale des forêts, axé sur la relance du barrage vert «résultats et perspectives». Des agents des forêts retraités et des moudjahidine ont été, aussi, honorés, à cette occasion. Une convention-cadre a été, également, signée entre le Haut Commissariat au développement de la Steppe et l’université de Djelfa. Le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a procédé, par la même, au lancement d’une opération de boisement à l’université Ziane- Achour, dans le cadre de la campagne nationale «Un arbre pour chaque citoyen». De nombreux agriculteurs lui ont exposé, à l’occasion, leurs doléances inhérentes, entre autres, à leur privation des autorisations de forage de puits sur leur terres, héritées de père en fils, ont-ils assuré.
Houda H.






