Non-respect du port de bavettes: L’Etat reprend la main et aux grands maux, les grands remèdes

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Après avoir fait preuve d’un certain laxisme quant à une application ferme de l’obligation du port de bavette en lieux publics, conformément au décret exécutif N°20-70 du 24 mars 2020, les autorités ont repris la main hier.

En effet, et à travers toute la capitale, Alger, il était loisible de constater une «offensive» des forces de police contre les récalcitrants à cette mesure de prévention de haute importance pour endiguer l’épidémie de coronavirus. Force est d’admettre que la grande majorité des citoyens, dont l’inconscience manifeste n’a d’égal qu’un esprit retors, foule au pied cette disposition fondamentale, fortement recommandée par les autorités sanitaires.

Dans les marchés, des foules s’agglutinent à visage découvert, quand dans les meilleurs des cas, ceux qui portent la bavette la maintiennent rabaissée. Pire, et en certains endroits retirés, des pans entiers de commerce du gros mais reconvertis en détaillants, attirant ainsi, des centaines d’acheteurs par jour, voient leurs propriétaires transgresser les premiers les règles de prévention, en s’affichant sans masque.

Le fait est d’autant plus navrant que l’épidémie semble avoir amorcé, depuis quelques jours, une remontée inquiétante, laissant clairement augurer d’une éventuelle nouvelle vague de la Covid-19. Sur plan, il ne serait pas alarmiste de souligner la hausse des contaminations, des décès, voire des cas placés en réanimation.

Il est à rappeler que le fait de non-port du masque est pénalisé par une sanction de l’ordre de 10 000 DA et d’une peine d’emprisonnent de un à deux mois, en cas de récidive.