Médicaments anticancéreux la production nationale monte en puissance: 54 produits fabriqués localement

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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le cancer, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Wassim Kouidri, a annoncé un renforcement significatif de la production nationale de médicaments destinés au traitement du cancer, soulignant le rôle stratégique du secteur pharmaceutique dans la réussite de la stratégie nationale de lutte contre cette maladie.

S’exprimant lors de sa participation aux travaux de la rencontre nationale des associations d’aide aux patients atteints de cancer, organisée par la Commission nationale de prévention et de lutte contre le cancer en coordination avec la Fédération algérienne des associations de patients atteints de cancer, le ministre a rappelé que la lutte contre le cancer constitue une priorité nationale de santé publique, conformément aux orientations du président de la République, Abdelmadjid Tebboune. Dans ce contexte, M. Kouidri a mis en avant la responsabilité centrale du secteur de l’industrie pharmaceutique dans la mise en œuvre effective de la stratégie nationale, à travers la garantie de la disponibilité continue des médicaments anticancéreux et la poursuite du développement de leur fabrication locale. Cette démarche s’inscrit, a-t-il expliqué, dans une vision globale visant à renforcer la souveraineté sanitaire et pharmaceutique du pays, tout en assurant une prise en charge optimale des patients, sans considération de coût.

Le ministre a, à ce titre, révélé que le marché pharmaceutique national compte actuellement dix (10) entreprises pharmaceutiques activement engagées dans la fabrication de médicaments anticancéreux, parallèlement à plusieurs projets industriels en cours de réalisation. Il a précisé que la production nationale couvre désormais 54 médicaments anticancéreux, sur un total de 206 produits enregistrés dans la nomenclature nationale des produits pharmaceutiques relevant de cette classe thérapeutique. Selon M. Kouidri, ces indicateurs traduisent une évolution qualitative notable du secteur pharmaceutique algérien, marquée par une montée en puissance progressive des capacités de production et une réduction de la dépendance aux importations. Cette dynamique, a-t-il affirmé, constitue un levier essentiel pour garantir la continuité des traitements et améliorer durablement la prise en charge des patients atteints de cancer. Le ministre a enfin réitéré l’engagement de son département à accompagner les opérateurs industriels, à encourager l’investissement et l’innovation, et à consolider les acquis enregistrés, afin de faire de l’industrie pharmaceutique un pilier majeur de la lutte nationale contre le cancer.

Amel Driss

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