Malgré l’échec de sa conférence:  Bensalah maintient son agenda, selon Habba El Okbi

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La conférence de consultation, en vue de mettre en place un mécanisme pour la préparation de la présidentielle du 4 juillet prochain est un fiasco. A peine une cinquantaine de personnes, des illustres inconnus de la société civile et quelques universitaires étaient présents dans l’immense salle des congrès de Club des Pins où les journalistes nombreux à se déplacer, n’étaient pas les bienvenus.

Bensalah, lui-même, censé être le maitre de cérémonie, a dû renoncer à faire le déplacement à Club des Pins, préférant rester à son bureau à El Mouradia pour s’éviter d’essuyer les plâtres de ce fiasco annoncé. Mais malgré cet échec, qui doit conduire Bensalah à en tirer les bonnes conclusions, ce dernier semble décidé à aller au bout de son agenda, à savoir la tenue de la présidentielle à la date du 4 juillet. A  en croire du moins Habba El Okbi le secrétaire général de la Présidence pour qui la « présidentielle aura bien lieu dans les délais constitutionnels », en application de l’article 102 de la constitution.  « Les consultations lancées par le chef de l’État avec les partis politiques et les personnalités nationales se poursuivront jusqu’à l’élection présidentielle qui se tiendra dans les délais constitutionnels, le 4 juillet prochain », a tenté de convaincre Habba El Okbi qui en l’absence de Bensalah « retenu par d’autres engagements » a présidé la Conférence. « Les consultations engagées par le chef de l’État avec les partis politiques et les personnalités nationales se poursuivront, car il s’agit de l’avenir du pays et de l’organisation d’élections libres et transparentes », a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par l’APS. Selon Habba El-Okbi, ces consultations visent à « asseoir la démocratie, à organiser des élections libres et transparentes et à instaurer un nouveau régime politique ». Déplorant l’absence des partis politiques invités, le secrétaire général de la Présidence a considéré que l’objet de cette réunion était un « enjeu majeur pour l’avenir du pays»,  concédant néanmoins que « l’opposition a sa propre logique ».

Moh Chekar