Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Abdelhak Saihi, a affirmé, jeudi à Alger, que l’État s’inscrit dans une orientation claire visant à garantir la prise en charge de l’ensemble des patients atteints de maladies graves en Algérie, à travers des conventions de coopération liant la Sécurité sociale aux établissements de santé nationaux, le recours aux soins à l’étranger demeurant strictement exceptionnel.
S’exprimant lors d’une séance plénière de questions orales au Conseil de la nation, présidée par Azouz Nasri, en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali, le ministre a rappelé que cette politique repose sur la conclusion de conventions entre la Sécurité sociale et les structures sanitaires du pays. Abdelhak Saihi a précisé que le transfert des patients vers l’étranger reste une mesure exceptionnelle, limitée aux seuls cas où la spécialité médicale requise n’est pas disponible au niveau national. Il a souligné que cette orientation vise à renforcer la souveraineté sanitaire et à améliorer la qualité de la prise en charge à l’intérieur du pays. Dans ce cadre, le ministre a indiqué que l’achèvement et la mise en service de l’hôpital algéro-qatari-allemand permettront la prise en charge d’un nombre important de patients, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité sanitaire en Algérie. Sur le plan financier, Abdelhak Saihi a catégoriquement réfuté l’existence d’une quelconque dette de l’Algérie envers des établissements de santé étrangers. Il a réaffirmé que l’État a honoré l’ensemble de ses engagements financiers dans le cadre des contrats directs conclus pour le traitement des patients algériens à l’étranger. En revanche, le ministre a révélé l’existence de créances au profit de l’Algérie auprès d’un pays qui n’a pas assuré la prise en charge des patients qui lui avaient été transférés. Le montant de ces créances s’élève à 14 millions de dollars, a-t-il précisé. Par ailleurs, Abdelhak Saihi a rappelé que le secteur de la Sécurité sociale garantit un remboursement à 100 % des médicaments anticancéreux, assurant ainsi une prise en charge complète et un accompagnement adéquat des patients. Il a souligné que cette mesure s’inscrit dans le cadre des décisions du Abdelmadjid Tebboune, permettant notamment aux patients démunis de bénéficier de la carte Chifa afin d’obtenir gratuitement leurs médicaments auprès des pharmacies.
Malik C






