Le président de l’Union interparlementaire arabe et président de l’Assemblée populaire nationale (APN), Ibrahim Boughali, a exprimé, jeudi 12 mars 2026, sa profonde inquiétude et sa vive condamnation face à la poursuite de la fermeture de la mosquée Al-Aqsa / Haram al-Sharif aux fidèles musulmans par les autorités d’occupation israéliennes, notamment durant le mois sacré de Ramadhan.
Dans une déclaration publiée au nom de l’Union interparlementaire arabe, M. Boughali a estimé que cette mesure constitue une atteinte grave au caractère sacré de ce mois béni et à la valeur religieuse et historique de la mosquée Al-Aqsa, première qibla et troisième lieu saint de l’islam. Il a également souligné que ces pratiques portent atteinte aux sentiments de centaines de millions de musulmans à travers le monde. Le responsable a affirmé que ces actions représentent une violation du statut historique et juridique en vigueur à Jérusalem et dans la mosquée Al-Aqsa, tout en constituant une transgression manifeste du droit international et des résolutions de la légalité internationale.
Ces textes confirment notamment la nullité de toute mesure visant à modifier l’identité arabe, islamique et chrétienne de Jérusalem ou à porter atteinte à la liberté de culte et à la protection des lieux saints dans les territoires palestiniens occupés. L’Union interparlementaire arabe a, à cette occasion, réitéré son attachement aux droits inaliénables du peuple palestinien, notamment son droit à établir un État indépendant et souverain sur les frontières du 4 juin 1967, avec Al-Qods pour capitale. Elle a également rappelé que la mosquée Al-Aqsa, dans l’ensemble de sa superficie, constitue un lieu exclusivement dédié au culte musulman et que la gestion de ses affaires religieuses et de ses biens waqfs relève uniquement du Département des Waqfs islamiques de Jérusalem, rattaché au ministère jordanien des Waqfs, conformément au statut historique et juridique en vigueur et aux accords internationaux pertinents.
L’Union interparlementaire arabe a condamné avec la plus grande fermeté la fermeture des portes de la mosquée Al-Aqsa et l’interdiction faite aux fidèles d’y accomplir leurs prières, qualifiant ces pratiques d’actes hostiles et de provocations graves portant atteinte à la liberté de culte et susceptibles d’accentuer les tensions et l’instabilité dans la région. Elle a également rejeté toutes les mesures unilatérales adoptées par les autorités d’occupation à Jérusalem et visant les lieux saints islamiques et chrétiens, les considérant nulles et dénuées de toute valeur juridique. L’Union a appelé à leur annulation immédiate ainsi qu’à la cessation de toutes les violations visant la mosquée Al-Aqsa et l’ensemble des lieux saints.
Dans ce contexte, l’organisation parlementaire arabe a exhorté la communauté internationale, le Conseil de sécurité, l’Assemblée générale des Nations unies, l’Organisation de la coopération islamique, ainsi que les institutions parlementaires régionales et internationales à assumer leurs responsabilités juridiques et morales. Elle les a appelées à exercer des pressions effectives afin de mettre un terme à cette atteinte grave à la sacralité de la mosquée Al-Aqsa, à garantir sa réouverture aux fidèles musulmans et à assurer la protection internationale du peuple palestinien et de ses lieux saints. L’Union a par ailleurs salué la résilience du peuple palestinien à Jérusalem et dans l’ensemble des territoires palestiniens occupés, rendant hommage aux fidèles mobilisés autour de la mosquée Al-Aqsa pour défendre son identité arabe et islamique.
Elle a appelé les parlements arabes et les différentes forces vives de la nation à intensifier les actions politiques, médiatiques et juridiques en soutien à Jérusalem et à ses habitants, tout en dénonçant les violations commises par l’occupation. L’organisation a également souligné que la poursuite des atteintes à la sacralité de la mosquée Al-Aqsa durant le mois de Ramadhan constitue une provocation aux sentiments des musulmans à travers le monde et risque d’entraîner la région dans une spirale de tensions à caractère religieux. Elle a tenu les autorités d’occupation pour pleinement responsables de toute escalade ou de toute conséquence grave pouvant résulter de ces politiques. En conclusion, l’Union interparlementaire arabe a affirmé que la question de Jérusalem et de la mosquée Al-Aqsa restera au cœur de ses priorités, réitérant sa détermination à poursuivre la coordination des efforts parlementaires arabes et internationaux pour défendre la ville sainte et ses lieux saints, jusqu’à ce que le peuple palestinien obtienne sa liberté et son indépendance et que la justice consacrée par le droit international soit pleinement réalisée.
Nora Mohammedi






