Ligue Arabe: Ahmed Aboul Gheit, appelle Guterres à intervenir pour empêcher le crime d’expulsion des Palestiniens de Ghaza

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La Ligue arabe a appelé, hier  le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, à intervenir pour empêcher l’entité sioniste d’expulser les habitants de Ghaza, qualifiant la mesure de «crime de guerre».

La Ligue arabe a annoncé que son secrétaire général, Ahmed Aboul Gheit, a envoyé «une lettre urgente» au secrétaire général de l’ONU, lui demandant d’intervenir pour empêcher l’entité sioniste d’expulser les habitants de Ghaza.Aboul Gheit a demandé à Guterres «d’exercer tout son poids politique et moral» pour empêcher «un nouveau crime de guerre» que l’entité sioniste envisage de commettre, dans le cadre de sa campagne «sanglante» et «honteuse» contre la bande de Ghaza, en exigeant que tous les habitants du nord de l’enclave palestinienne se déplacent vers le sud du territoire «sous 24 heures».Il a souligné que «ce nouveau crime a dépassé toutes les limites raisonnables et qu’il entraînera des souffrances illimitées pour nos frères palestiniens de la bande de Ghaza».Il a souligné que cette demande «représente une violation flagrante de l’article 49 de la Quatrième Convention de Genève, qui interdit à la puissance occupante de transférer de force des populations, ou d’expulser toute personne protégée dans le territoire occupé».Le chef de la Ligue arabe a assuré que ce que fait l’occupation est «un acte de vengeance hideux en utilisant brutalement la force militaire pour punir les civils et les résidents de la bande de Ghaza».Aboul Gheit a appelé le Conseil de sécurité à «condamner cet effort insensé» de l’entité sioniste pour transférer des résidents, à «le condamner fermement et clairement, et à œuvrer pour (..) arrêter sa mise en œuvre».Pour le septième jour de suite, la bande de Ghaza, assiégée depuis 2007, est soumise à d’intenses frappes aériennes sionistes qui ont détruit des quartiers entiers.En parallèle, l’occupant sioniste a coupé l’approvisionnement en eau, en électricité, en nourriture et autres services de base à Ghaza, une décision qui a été largement condamnée.

La situation humanitaire à Ghaza continue de se dégrader, indique l’ONU

La situation humanitaire à Ghaza continue de se dégrader en conséquence des frappes aériennes sioniste, ont affirmé jeudi des travailleurs humanitaires de l’ONU.Plus de 338.000 personnes sont désormais déplacées, ce qui représente une augmentation de 30% depuis mercredi. Plus de 218.000 délacés s’abritent dans des écoles dirigées par l’Agence de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), a indiqué le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA).Plus de 2.500 unités de logement ont été détruites ou gravement endommagées et rendues inhabitables tandis que près de 23.000 unités ont subi des dégâts mineurs à modérés, selon le bureau.       Au moins 88 établissements d’éducation ont été frappés, dont 18 écoles de l’UNRWA, et deux d’entre elles étaient utilisées comme abris d’urgence pour les déplacés. Cela signifie que pour la sixième journée d’affilée, plus de 600.00 enfants n’ont eu aucun accès à l’éducation dans un lieu sûr à Ghaza, a-t-il indiqué.L’unique centrale électrique de Ghaza est arrivée à court de carburant et a cessé de fonctionner. Depuis le début des hostilités samedi, sept installations importantes des réseaux hydrauliques et d’assainissement, desservant plus d’1 million de personnes, ont été touchées par des frappes aériennes et gravement endommagées. La moitié des boulangeries ont moins d’une semaine d’approvisionnement en farine de blé, tandis que 70% des boutiques signalent des stocks de denrées considérablement diminués, selon la même source.Les agences humanitaires restent confrontées à des contraintes majeures dans la livraison d’aide humanitaire. L’insécurité empêche un accès sûr aux zones et entrepôts impactés, selon l’OCHA. Malgré les conditions difficiles, les travailleurs humanitaires ont fourni une certaine assistance, y compris par la distribution de pain frais à 137.000 personnes déplacées, la livraison de 70.000 litres de carburant pour alimenter les installations hydrauliques et d’assainissement, et l’activation de lignes d’assistance psychosociale, a précisé l’agence.Le secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, Martin Griffiths, a alloué mercredi 9 millions de dollars du Fonds central d’intervention d’urgence pour répondre aux besoins humanitaires.

Synthese A.S / Ag