Les chiffres publiés dans le dernier numéro de la revue El Djeïch témoignent de l’efficacité de l’approche algérienne dans la lutte contre le terrorisme, l’extrémisme violent et la criminalité organisée, a affirmé le secrétaire général de la Ligue des oulémas, imams et prêcheurs du Sahel, Dr Lakhmissi Bezzaz.
Invité, mercredi, de l’émission « L’Invité de l’International » sur les ondes de la Radio Algérie Internationale, Dr Bezzaz a estimé que les données rendues publiques à travers le bilan annuel des activités des différentes unités de l’Armée nationale populaire revêtent plusieurs significations majeures. La première, selon lui, réside dans le fait que l’État algérien s’est engagé de manière ferme et durable à éradiquer le terrorisme et ses résidus, poursuivant cette mission avec constance et détermination. La seconde signification, a-t-il souligné, concerne la criminalité organisée, qu’il considère comme une menace directe non seulement pour la sécurité nationale, mais également pour l’économie du pays. « Les chiffres démontrent que nous ne sommes pas face à de simples réseaux cherchant le profit financier, mais devant une véritable guerre visant à déstabiliser le pays, à porter atteinte à ses ressources et à frapper la société algérienne », a-t-il déclaré, évoquant la prolifération des drogues, des substances hallucinogènes et des poisons, notamment dans un contexte marqué par l’implantation de nombreuses unités de production illicites à proximité des frontières algériennes. Dr Lakhmissi Bezzaz a également mis en garde contre le chevauchement des intérêts entre les réseaux criminels et les groupes terroristes, affirmant que l’Algérie demeure une cible en raison de cette convergence. Il a rappelé que les organisations terroristes tirent une part importante de leur financement des activités de la criminalité organisée, en particulier du trafic de drogues, un danger clairement mis en évidence par les chiffres révélés par la revue El Djeïch. Abordant la question de l’immigration clandestine, l’intervenant a souligné que les chiffres faisant état de 24 000 personnes interpellées au cours de l’année écoulée traduisent l’ampleur de cette problématique et ses répercussions sécuritaires. Il a insisté sur les liens existant, dans plusieurs régions, entre les flux migratoires illégaux et les groupes terroristes, un phénomène aggravé par l’instabilité et l’insécurité dans certains pays voisins, notamment dans la région du Sahel, qui a connu récemment le déplacement forcé de quatre millions de personnes. En conclusion, Dr Lakhmissi Bezzaz a estimé que la publication de ces chiffres en toute transparence constitue en elle-même une preuve supplémentaire de la pertinence et de l’efficacité de la stratégie algérienne en matière de lutte contre le terrorisme et les différentes formes de criminalité. Une approche qu’il attribue à l’expérience accumulée par l’Algérie, à la lucidité de ses institutions et à la cohérence de sa politique sécuritaire.
Rym Hamzaoui






