Le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs, Youcef Belmehdi, a présidé dimanche 22 février 2026, au siège du ministère, l’ouverture des travaux du colloque national organisé par visioconférence sous le thème : « Le rôle de la conseillère religieuse dans le renforcement de la sensibilisation et de l’orientation durant le mois de Ramadhan ».
La rencontre s’est déroulée en présence de cadres de l’administration centrale et des services extérieurs, de conseillères religieuses, d’enseignantes du Coran ainsi que d’inspectrices de différents grades à travers l’ensemble du territoire national. Dans une déclaration à la presse, le ministre a mis en exergue la place centrale qu’occupent l’orientation religieuse et l’activité féminine au sein des mosquées et des écoles coraniques. Il a affirmé que le secteur accorde une attention particulière à la valorisation des cadres religieux féminins, saluant leur contribution qualitative à la promotion du discours religieux et à l’ancrage de la référence religieuse nationale. Selon lui, le mois de Ramadhan constitue un cadre privilégié pour intensifier les activités d’orientation et de sensibilisation, en raison de l’affluence accrue des fidèles vers les mosquées et de l’engouement pour la récitation du Saint Coran. Il a souligné le rôle essentiel de la conseillère religieuse et de l’enseignante du Coran dans l’enseignement des règles et des bienséances liées au respect du Livre sacré, dans l’explication de ses significations et dans la transmission des dispositions jurisprudentielles relatives aux pratiques cultuelles des femmes. Le ministre a également évoqué le système de la fatwa en Algérie, mettant en avant la volonté du département de rapprocher l’information religieuse des femmes et d’en faciliter l’accès. À cet effet, il a cité l’application « Fatawa des savants d’Algérie » ainsi que le portail de la fatwa accessible sur le site électronique du ministère. Il a rappelé l’existence de bureaux de fatwa à Alger et dans les différentes wilayas, qui assurent des permanences féminines pour répondre aux questions des femmes, notamment celles qui se multiplient durant le mois de Ramadhan. M. Belmehdi a, par ailleurs, salué la participation active des femmes aux conseils scientifiques en qualité de juristes et de chercheuses, ainsi que leur présence dans les programmes religieux diffusés par les radios et les chaînes de télévision. Il a également mis en avant leur rôle dans l’accompagnement des pèlerins algériens et dans l’encadrement des femmes lors des rites du pèlerinage, aussi bien sur le territoire national que dans les Lieux saints. Abordant la dimension sociale de cette mission, le ministre a insisté sur le rôle préventif et éducatif de la conseillère religieuse dans la protection de la famille et de la jeunesse. Il a évoqué la nécessité de lutter contre les comportements négatifs, tels que le gaspillage, et de mettre en garde contre les dérives menaçant les jeunes, notamment le tabagisme, la consommation de drogues et de substances psychotropes. Il a souligné que la femme constitue la première ligne de défense au sein de la cellule familiale, grâce à sa capacité à détecter les signes précoces de déviance chez les enfants. Il a appelé à mobiliser ses compétences scientifiques et cognitives afin de contribuer à la formation d’une génération consciente et responsable, engagée dans le renforcement de la cohésion sociale et au service de la nation. En conclusion, le ministre a rappelé que l’activité féminine ne se limite pas aux mosquées et aux écoles coraniques, mais s’étend également à d’autres secteurs, notamment celui de la justice. Les conseillères religieuses y assurent des missions de sensibilisation au sein des établissements pénitentiaires et auprès des mineurs, illustrant la complémentarité des efforts entre le secteur des Affaires religieuses et ses partenaires pour promouvoir les valeurs de l’islam tolérant et les nobles principes moraux. Les travaux du colloque se sont poursuivis avec deux communications scientifiques consacrées aux dimensions de l’action d’orientation féminine durant le mois de Ramadhan.
La première intervention a été présentée par M. Mohamed Saïb, directeur de l’Orientation religieuse et de la Guidance, sous le thème « L’activité de la conseillère religieuse durant le mois de Ramadhan ». Il y a détaillé les programmes d’encadrement assurés dans les mosquées et les écoles coraniques, notamment les cours de prêche et d’orientation, les cercles de mémorisation et de récitation du Coran, les conseils jurisprudentiels ainsi que les activités de sensibilisation destinées aux femmes et aux jeunes filles durant le mois sacré. La seconde communication, présentée par Mme Samira Mokhaldi, directrice des Études, portait sur « Le rôle de la conseillère religieuse dans l’orientation de la famille durant le mois de Ramadhan ». Elle y a mis en lumière les dimensions éducatives et sociales de cette mission, en soulignant son apport dans le renforcement de la cohésion familiale, l’ancrage des valeurs et de l’éthique, ainsi que la sensibilisation aux risques liés à certains comportements négatifs, contribuant ainsi à la sécurité intellectuelle et à la stabilité sociale. Les travaux ont été clôturés par une allocution de M. Mourad Maïza, directeur général de l’Orientation religieuse et de la Culture islamique, qui a salué la qualité des interventions et l’ampleur des efforts consentis pour promouvoir l’orientation religieuse féminine. Il a réaffirmé la poursuite du soutien à cette dynamique, au service de la mission de la mosquée et du renforcement du rôle de la femme dans la diffusion d’une conscience religieuse éclairée durant le mois de Ramadhan et tout au long de l’année.
Abdallah M






